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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 19:46
Centre de renseignements et d’information sur le terrorisme

L’utilisation de civils libanais comme boucliers humains (rappel ...)

Cette étude procède à l’analyse de deux concepts essentiels de la guerre telle qu’elle est envisagée par le Hezbollah et dont il a fait les preuves en juillet-août 2006 lors de la Seconde Guerre du Liban : en premier lieu l’usage extensif de la population civile libanaise comme bouclier humain ; en deuxième lieu la prise pour cible de la population civile israélienne visée par l’énorme arsenal de roquettes amassé depuis des années par cette organisation. Deux actes que le droit international considère comme des crimes de guerre et qui soulignent la dissymétrie manifeste entre un Etat d’Israël contraint à un comportement moral et au respect des préceptes du droit international, et une organisation terroriste agissant en contradiction ouverte avec ce droit.


lire l’article en PDF sur : http://www.terrorism-info.org.il/

 

Le Dr Reuven Erlich Directeur du Centre de renseignements et d’information sur le terrorisme Special Studies Center : "Nous avons récemment achevé une étude exhaustive intitulée

« L’utilisation de civils libanais comme boucliers humains - les vastes infrastructures militaires positionnées et dissimulées par le Hezbollah dans des zones peuplées. Tirs délibérés de roquettes à partir de villes et villages libanais contre des cibles civiles israéliennes. »

Cette étude est fondée sur une vaste documentation mise ici à profit pour la première fois.

Une bonne compréhension de la manière dont des civils libanais ont été transformés en boucliers humains par des organisations terroristes est essentiel pour appréhender le dilemme vécu par l’Etat d’Israël et par la communauté internationale, non seulement dans la lutte contre le terrorisme et non seulement au Liban, mais également dans les territoires administrés par l’Autorité palestinienne et dans d’autres régions du monde.

A titre d’information, nous vous adressons un résumé des registres principaux de cette étude dont l’intégralité sera disponible (par chapitres) sur le site Web du Centre de renseignements et d’information sur le terrorisme.

Avec nos meilleurs sentiments,

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 19:34
  Liliane Messika © Primo-Europe


« Est-il bien raisonnable de laisser l'Allemagne se réarmer ? » demandaient certainement quelques esprits chagrins en 1935.
  

Mais la Ligne Maginot nous protégeait psychologiquement et des problèmes sociaux à régler. Alors l'Allemagne... L'histoire a donné raison aux esprits chagrins.  

On pourrait donc imaginer que ceux qui insistent aujourd'hui pour mettre un terme au réarmement massif du Hezbollah trouveront des oreilles complaisantes. Las !  

L'antisionisme nous protège psychologiquement et en plus des problèmes sociaux, on ne veut surtout pas désespérer le 9-3. Alors le Moyen-Orient...  

 

Pourtant, la FINUL est témoin, le mouvement caritativo-terroriste amasse depuis des mois des milliers de roquettes et autres armes sophistiquées. La Finul ne fait rien pour l'empêcher : elle n'a pas mandat pour.  

Quant aux camarades Iran et Syrie, ils participent aux festivités en fournissant les armes et la logistique.  

Les pacifistes hexagonaux, qui ne désarment pas, eux, dans leur volonté de « contraindre Israël à respecter les résolutions onusiennes » devaient être occupés ailleurs quand Ban Ki-Moon a déclaré que le trafic d'armes illégal à travers la frontière syrano-libanaise se faisait quotidiennement et qu'il a demandé expressément à la Syrie et à l'Iran de respecter les dispositions de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui interdit ces transferts d'armes.  

Ce n'est pas que le Hezbollah fasse ses coups en douce, d'ailleurs : « Le Hezbollah s'est reconstitué », a déclaré son numéro 2, Naïm Kassem, à Al-Jazeera : « Nous avons terminé les préparatifs et nous disposons de nouveaux plans de bataille ».  

Si les 4 000 roquettes tirées sur Israël par le Hezbollah au cours d'un seul mois d'hostilités ont causé la mort de 43 civils et en ont blessé des milliers d'autres, c'est une des milliers de « roquettes artisanales » envoyée depuis le Hamasland de Gaza qui a blessé 69 jeunes appelés israéliens.  

Les Brigades Al-Qods, prénom : « Bras armé du groupe radical Jihad islamique », et les Comités de la résistance populaire ont revendiqué l'attaque baptisée « Aurore de la victoire ».  

Belle victoire : pour une fois, pas contre des civils mais contre des soldats !  

Aguerris, qui plus est : ils venaient de terminer leurs classes. Ils avaient donc tous 19 ans.

 

Au-delà des faits qui se sont déroulés à 3500 km de nos frontières, il est intéressant de constater les retombées idéologiques sur notre sol.  

Les faits, donc, se résument à 69 appelés israéliens de 19 ans blessés, dont plusieurs grièvement et d'autres mutilés par une roquette revendiquée par deux milices proches des dirigeants palestiniens de Gaza.  

Les faits encore, sont que les Israéliens ont définitivement quitté Gaza il y a juste deux ans, en août 2005.  

De quoi parle alors le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, lorsqu'il déclare que « l'opération relève de la légitime résistance face à l'agression israélienne et de la légitime défense face aux crimes israéliens » ?  

On pourrait poser la question à notre quotidien de référence (lire Le Monde pour qui un tel nombre de victimes est (trop ?) rare, voire inespéré : « Les tirs quelque peu au jugé de roquettes Kassam de fabrication artisanale à partir de Gaza font généralement peu de victimes. »  

Des résultats d'autant plus inespéré que, selon notre média national, les «activistes palestiniens» procèdent avec de tout petits moyens : «L'attaque de mardi matin contre le camp d'entraînement de Zikkim (.) a causé le plus grand nombre de blessés jamais recensés à la suite du tir d'un seul projectile  

Il convient donc de montrer vis-à-vis d'eux la plus grande indulgence. Ce sont de grands enfants maladroits qui ont eu un coup de chance.  

La preuve, ils avaient attaqué la semaine précédente une école maternelle sans faire une seule victime. D'abord, dans vingt ans, les élèves de l'école seront eux aussi des appelés, il s'agit donc d'une opération préventive.  

Et ensuite, notre quotidien du soir redirige les âmes sensibles vers les Vrais Criminels, le gouvernement Olmert qui envisage des représailles inhumaines : « Après l'attaque de la maternelle, qui n'avait pas fait de victimes, les dirigeants israéliens ont évoqué la possibilité de couper l'alimentation en fioul et en électricité de Gaza après chaque nouveau tir de roquette. »  

Couper l'électricité pour une malheureuse attaque d'école maternelle ? Les brutes israéliennes vont encore faire le coup de la riposte disproportionnée !  

Le Monde, comme c'est curieux, s'aligne sur la position de Moscou qui a appelé Israéliens et Palestiniens à « briser le cercle vicieux de la violence » qui ne pourrait qu'être réactivé par une éventuelle riposte « disproportionnée ».  

Notre AFP nationale ne dit pas autre chose quand elle commence son papier par « Soixante-neuf soldats israéliens ont été blessés mardi dans leur base par une roquette palestinienne tirée de la bande de Gaza, faisant planer la menace de représailles israéliennes. »  

Notre AFP partage les inquiétudes d'Abou Hamzeh, un combattant masqué qui explique que : « La résistance est l'unique alternative pour recouvrer nos droits et libérer nos lieux saints », et qui estime qu'Israël commettrait « un acte stupide » en se livrant à des représailles contre la bande de Gaza.  

La palme du plus stupide reste incontestablement à notre « modèle français de médias », qui après toutes ces années d'agitation frénétique, n'a toujours pas compris qu'on n'aide pas la venue de la paix en soufflant sur les braises de la haine.

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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 06:31

Lu sur le site de Alain Jean-Mairet

Plus d’un an après les faits, plus de neuf mois après le rapport israélien, dix mois après l’écoeurant reportage apologique d’une TSR menée par le bout du nez, huit mois après une autre production TSRienne dégoulinante de parti-pris pro-Hezbollah et des mois après les rejets (1 + 2) des plaintes administratives lancées par des citoyens suisses scandalisés, voici que l’une des principales sources de l’assurance des journalistes en question fait enfin le procès du Hezbollah:

Hezbollah forces in Lebanon fired thousands of rockets into Israel, causing civilian casualties and damage to civilian structures. Hezbollah’s means of attack relied on unguided weapons that had no capacity to hit military targets with any precision. It repeatedly bombarded cities, towns, and villages without any apparent effort to distinguish between civilians and military objectives. (…)

Rockets killed and injured Israelis in their homes and workplaces, and on the streets of villages and cities. Rockets struck hospitals in Nahariya, Safed, and Mazra, an elementary school in Kiryat Yam, and a post office in Haifa. Such attacks on civilians and civilian structures were often the foreseeable consequence of Hezbollah’s attacks, and, as its statements indicate, were at times intended. (…)

Hezbollah rockets repeatedly hit populated areas in Israel. In some of those cases, we could find no evidence there had been a legitimate military target in the vicinity at the time of the attack, suggesting it was a deliberate attack on civilians. In other cases, we found that there had been a military object in the vicinity but, even assuming Hezbollah had been intending to hit the military target instead of civilians, the unguided rockets it used was incapable of distinguishing between the two. At the time of attack, Hezbollah also failed to take all feasible precautions to minimize loss of civilian life, such as by issuing “effective advance warning . . . of attacks which may affect the civilian population.”

Based on an assessment of numerous declarations and 89 wartime communiqués issued by Hezbollah about its attacks in Israel, we also conclude that, although Hezbollah leaders and spokesmen often expressed support for the principle of sparing civilians on both sides from attack, they both repeatedly threatened to attack Israeli towns and settlements and claimed responsibility for specific attacks on Israeli towns and settlements, alongside the claims they made of hitting specific military targets inside Israel. Hezbollah’s attacks in violation of the laws of war, when combined with such statements indicating criminal intent, is strong evidence that some Hezbollah members and commanders were responsible for war crimes.

Oui, le Hezbollah a délibérément visé des civils et s’en est vanté à la télévision. Et si ses gesticulations ne font pas leur effet d’ici là, HRW présentera dans quelques temps le deuxième volet de son rapport, consacré aux victimes libanaises:

We will be addressing additional aspects of the conflict, including allegations that Hezbollah repeatedly used civilian “shields,” in a forthcoming report, Accounting for the Dead: Civilian Deaths in Lebanon during the 2006 Israel-Hezbollah War.

Où l’on «apprendra» que les victimes étaient sans doute beaucoup plus militaires que civiles et qu’Israël, de son côté, contrairement au Hezbollah, a déployé d’immenses efforts pour éviter de toucher des civils. Mais depuis plus d’un an, les médias ont perverti l’opinion en abreuvant l’Occident du message selon lequel cette guerre et ses victimes sont à mettre au débit du seul État moderne et démocratique du Moyen-Orient.

C’est l’occasion de publier une nouvelle fois cet extrait du dossier refusé par les juges de l’autorité suisse de surveillance des médias audiovisuels subventionnés:

Émission du 29 décembre 2006

La rétrospective démarre sur des images de tirs d’artillerie de l’armée israélienne. Puis, un nuage de fumée au-dessus d’une ville, sans doute Beyrouth. Commentaire:

Le cauchemar. Une nouvelle fois. Les Libanais avaient presque oublié la guerre de 78, Israël bombarde à nouveau le Liban-Sud, jusqu’à Beyrouth.

Cette phrase et ces images suggèrent qu’Israël bombarde: 1. l’entier du Liban-Sud, y compris Beyrouth; 2. des Libanais. Et que ce n’est pas la première fois. Le choc de cette entrée en matière donne une impression générale d’attaque massive, indifférenciée et réitérée contre le pays et sa population. Et cela de manière unilatérale: ce n’est que dans la prochaine phrase, sur des images qui montrent alors des immeubles détruits, des tas de gravas, des gens qui s’activent dans des décombres fumants, que la commentatrice donnera une raison, la seule mentionnée, pour ce comportement de l’armée israélienne:

À la source du conflit, la capture de deux soldats israéliens, par le Hezbollah, le mouvement chiite libanais. Résultat: un mois de guerre et 1300 morts, dont plus de 400 enfants. Le massacre de Cana bouleverse le monde entier.

Le ton est accusateur. Israël a commis là des actes injustifiés et répréhensibles. Le terme de «massacre», qui évoque des tueries d’une cruauté exécrable, est même prononcé. Les images soutiennent ce réquisitoire, toujours bien alignées sur le commentaire:

Les ponts sont détruits, les routes sont coupées, les réservoirs de pétrole en feu. Résultat: une immense marée noire — 15 000 tonnes de brut sont déversées dans la Méditerranée.

Israël, semble-t-il, détruit uniquement des installations civiles, des immeubles en ville, des ponts, des routes et des réservoirs de pétrole, causant même une «immense» marée noire. Israël semble concentrer son effort de guerre sur la société civile libanaise. Puis les images montrent des foules en liesse brandissant des drapeaux libanais (ceux du Hezbollah sont absents) au passage de troupes (sur des routes en parfait état). Commentaire:

Le 11 août, le conseil de sécurité de l’ONU obtient un cessez-le-feu. C’est le retour triomphal de l’armée libanaise.

De quel triomphe l’armée libanaise pouvait-elle se réclamer? Puis les images nous montrent des soldats français (brassards tricolores bien visibles):

Les premiers soldats de la Finul, les forces de l’ONU au Liban, débarquent. Ils sont là pour aider à la reconstruction du pays.

Et la rétrospective se termine sur des images d’embouteillages et une sombre perspective:

Des centaines de milliers de personnes rentrent alors chez elles, dans un pays infesté de bombes à sous-munitions.

Pour présenter les choses de cette manière, il faut faire abstraction de très nombreuses informations, fournies notamment par les autorités israéliennes. Sans entrer dans le détail des origines et des effets de la «guerre de 78» (trois ans après l’invasion du Liban par les troupes syriennes et alors que le Liban-Sud était le bastion de l’OLP), il faut relever au moins les informations suivantes:

L’attaque du Hezbollah, le 12 juillet 2006, ne se résumait pas au rapt de deux soldats. C’était «la plus grave attaque commise depuis le retrait de Tsahal du Liban en mai 2000», un acte de guerre exécuté par un commando bien armé (lourdes charges explosives au sol, missiles anti-char, appui d’artillerie) et entraîné, avec franchissement de frontière et mort d’hommes. L’opération avait visiblement été orchestrée: un engin blindé israélien lancé à la poursuite des attaquants a été détruit et son équipage tué sur le coup par une charge de quelque 300 kilos d’explosif placée sur sa route logique à la poursuite du commando. Des unités d’infanterie et des blindés qui tentèrent alors de récupérer le char furent pris pour cibles par des tireurs embusqués. Le tout était accompagné de tirs de missiles sur plusieurs localités israéliennes (on dénombra alors notamment trois blessés à Shetula) et des positions de Tsahal dans le secteur.

Or les événements allaient très vite montrer que ces attaques étaient elles aussi bien planifiées, au point de pouvoir se poursuivre malgré les bombardements israéliens: le Hezbollah a tiré 120 à 150 roquettes ainsi que des obus de mortier et des missiles anti-char entre le 12 et le 13 juillet, faisant deux victimes civiles et 115 blessés. Et ce rythme a été maintenu tout au long du mois de juillet, comme l’indique cette estimation des tirs quotidiens sur Israël:

Ces tirs provenaient essentiellement des lieux suivants…

…et visaient délibérément des objectifs non militaires, comme l’indique l’analyse de listes de cibles de tirs de l’une des positions du Hezbollah, à Shihin (la carte ci-après indique les cibles de cette position de tir en Israël):

Sur les 91 cibles prévues par cette liste (un tableau de trois pages rédigé en arabe), 56 sont purement civiles et 27 sont des positions et des bases trop petites pour être visées efficacement par les roquettes utilisées, de sorte qu’il fallait s’attendre à ce que des civils soient touchés également (par au moins une roquette sur deux). À relever que ces listes de cibles prouvent que le Hezbollah est coupable de l’équivalent, pour une nation, de crimes de guerre prémédités, préparés de longue date (les listes datent de décembre 2005) par son commandement central.

Mais la question troublait si peu les dirigeants du Hezbollah qu’ils se vantaient à la télévision, sur des clips passant plusieurs fois par jour, de viser justement des villes et des villages israéliens. Voici deux images de ces clips énumérant la liste des cibles du Hezbollah en Israël.

Une bande permanente y annonçait même (Al-Manar, 19 juillet) que 176 «implantations» (au sens de «colonies illégales», car pour le Hezbollah, l’État Israël n’existe pas et le nord du pays est en fait «le nord de la Palestine occupée») et 480.000 habitants avaient été pris pour cibles. De fait, les roquettes du Hezbollah ne touchèrent guère que des civils, malgré les mesures de précaution prises en Israël (descente aux abris systématique pour un million de personnes, déplacements de près de 500.000 autres). Les pires dommages causés à l’armée israélienne par ces engins furent dus à une roquette qui toucha un groupe de réservistes près de l’entrée d’un kibboutz (Kfar Giladi, le 6 août).

Sur le terrain, rien ne confirmait les premières déclarations télévisées de Hassan Nasrallah, le 12 juillet, sur Al-Manar, selon lesquelles son organisation «n’était pas intéressée par une escalade du conflit». L’armée israélienne faisait face au contraire, dès le premier jour, à une agression concertée et à des dizaines de «cibles légitimes» d’où des attaques étaient lancées non seulement contre elle, mais surtout contre la population civile israélienne – il était du devoir de cette armée de faire taire ces sources de feu. Et si elle n’y est pas parvenue rapidement, malgré sa supériorité militaire, c’est en raison du degré de préparation du Hezbollah.

Depuis six ans, le Hezbollah avait en effet consacré des moyens et des efforts considérables à moderniser son infrastructure militaire, à la rendre résiliente aux attaques israéliennes, à en faire une source de menace sérieuse pour la population israélienne et à asseoir son pouvoir politique au Liban, tout cela avec le soutien de l’Iran et de la Syrie, comme l’a d’ailleurs confirmé lui-même entre-temps le chef du Hezbollah:

«L’Iran soutient l’organisation [le Hezbollah] en fournissant des fonds, des armes et de l’entraînement, sur la base d’une fraternité religieuse et d’une solidarité ethnique. Et l’aide est transmise via la Syrie, et tout le monde le sait.»

La tâche de Tsahal était rendue très délicate par le choix de positions d’attaque du Hezbollah, ici aussi délibéré et préparé de longue date, au mépris le plus total du droit de la guerre. Ainsi, de très nombreux missiles étaient tirés depuis les villages du Liban-Sud. Voici une statistique établie sur la base des relevés radars des FDI:

Et c’est en fait toute l’infrastructure du Hezbollah qui prenait l’allure d’installations civiles:

Des enquêtes sur le terrain, des films tournés par les forces aériennes, des interviews de combattants du Hezbollah arrêtés par les FDI, des plans de stockage et d’usage d’explosifs, des plans de mission, des contrats de location, des listes de fournisseurs «agréés», des listes de cibles, des déclarations publiques, des photographies aériennes, des relevés radar indiquent que la quasi-totalité des infrastructures militaires du Hezbollah qui pouvaient l’être ont été camouflées dans des installations à destination civile: armes transportées dans des véhicules civils, installations militaires dissimulées dans des stations d’antennes civiles, résidences entières servant de caches d’armes ou de lieux de commandement, idem pour des caves de résidences, des bâtiments annexes, des pièces isolées de logements, des étages isolés d’immeubles d’habitation, des bâtiments adjacents à des moquées et jusqu’aux logis entiers des habitants – toutes les infrastructures civiles du Liban-Sud étaient à la disposition des combattants du Hezbollah, qui en firent largement usage, allant jusqu’à piéger des bâtiments civils. Tout ceci au mépris de toutes les considérations du droit applicable.

Et, compte tenu de l’imbrication exceptionnellement élevée du Hezbollah dans la population et les infrastructures civiles, Israël a pris plusieurs mesures, militairement fort peu judicieuses, afin de prévenir autant que possible les victimes civiles:

Des centaines de milliers de tracts ont été largués par avion sur plusieurs régions et à plusieurs reprises pour inviter la population à se rendre au nord de la rivière Litani (par exemple 510.000 le 16 juillet, 350.000 le 21 juillet). D’autres tracts ont été largués sur les quartiers sud de Beyrouth et sur tous les districts concernés, enjoignant la population de quitter les endroits utilisés par le Hezbollah. Des appels téléphoniques personnels ont été lancés aux responsables politiques locaux. Des messages en arabe ont été émis sur une station de radio. Des dizaines de milliers de messages vocaux ont été adressés à des abonnés réguliers. Des stations de radio libanaises ont été piratées pour diffuser des avertissements sur des fréquences largement écoutées au Liban. Des actions ponctuelles ont aussi été lancées pour prévenir les habitants des mouvements de véhicules et des actions de l’armée israélienne, en dépit du manque d’efficacité militaire évident de telles précautions.

Les médias locaux ont repris ces informations. Ces campagnes ont notamment été signalées sur Al-Arabya TV, par Reuters (en arabe) et par le quotidien libanais Al-Nahar.

Au vu et au su de ce qui précède, le raccourci, la simplification extrême proposée par la rétrospective de la TSR, qui établit un lien direct entre la capture de deux soldats israéliens et le bilan libanais, induit le public en erreur, de même, par ailleurs, que le fait de qualifier le Hezbollah de simple «mouvement». Cette présentation des événements, ce lien établi entre une information tronquée et un bilan global exprimé en nombre de morts, en précisant le nombre d’enfants parmi eux, révèle même une intention d’orienter l’impression générale transmise aux téléspectateurs.

En effet, les informations disponibles permettaient de démontrer valablement que le Hezbollah se servait systématiquement de la population libanaise comme d’un bouclier humain, utilisait systématiquement des installations en principe purement civiles et visait systématiquement des populations civiles en Israël. Ceci tandis que l’armée israélienne faisait de réels efforts pour ne viser que des cibles légitimes au sens du droit applicable et pour minimiser le nombre de victimes civiles libanaises. Une information équitable peut-elle passer sous silence des faits d’une telle importance et aussi solidement établis?

Et qu’en est-il, en revanche, de l’information que la TSR croit utile de rappeler à propos du «massacre de Cana»? Comme nous venons de le voir, cette tragique affaire était en majeure partie due à la politique de mise en danger systématique des civils pratiquée par le Hezbollah. Le nombre de ses victimes a été d’abord largement exagéré (plus de 50 selon la TSR lors du premier flot de nouvelles, 28 selon la Croix Rouge ). Et le «massacre de Cana» a servi à une propagande morbide détestable – des dépouilles d’enfants ont été transportées, déplacées et orientées exprès pour les journalistes, par des gens qui maîtrisaient visiblement les techniques de prises de vue, au point qu’il faut douter de la véracité des images et des comptes rendus des médias réalisés à Cana.

Les journalistes de la TSR ignoraient-ils cela? S’ils ne l’ignoraient pas, pouvaient-ils remplir dignement le mandat confié par la Confédération à la TSR sans en tenir compte d’aucune manière dans le cas d’espèce?

D’autant plus qu’à ce doute ponctuel s’ajoutent plusieurs incidents révélant que les médias ont été sciemment manipulés par le Hezbollah pendant cette guerre. Des images d’agence parues dans les plus grands médias de la planète ont été retouchées ou mises en scène. Le PDG de Reuters déclara sur les ondes de CNN que le phénomène était largement répandu. Un journaliste de CNN a déclaré publiquement qu’il avait été manipulé par le Hezbollah pour orienter son reportage de manière à donner une image négative d’Israël.

D’autre part, les autorités israéliennes ont indiqué que 150 roquettes avaient été lancées avant l’attaque depuis Cana et ses abords immédiats et que les résidents avaient été avertis à plusieurs reprises, par plusieurs moyens, qu’ils devaient quitter les lieux. Montrer des images de Cana sans préciser aucun de ces éléments, dans le contexte en question, équivalait à faire porter à Israël le blâme de ce drame. Or l’examen des éléments d’information dont les journalistes disposaient en décembre 2006 ne permettait nullement de présenter les choses de cette manière sans compromettre gravement la pluralité des faits et la diversité des opinions et sans répandre une impression générale orientée.

Qu’en est-il également de ce que le commentaire de la TSR qualifie d’«immense marée noire»? Selon un site proche du ministère français de l’Écologie et du développement durable et de milieux écologiques, la plus grave marée noire de source unique a été celle du puits sous-marin Ixtoc One, dans le golfe du Mexique, en 1979, avec entre 470.000 et 1.500.000 tonnes de pétrole déversés. Pendant la première guerre du golfe, en 1991, 700 à 900.000 tonnes de pétrole auraient été répandues dans la mer. D’autres marées noires de grande ampleur sont répertoriées notamment au Brésil (plateforme pétrolière en 2001, 350.000 tonnes) et en Afrique du Sud (Castillo de Bellver, 250.000 tonnes). En Méditerranée, on peut citer l’affaire de l’Urquiola en 1976 (100.000 tonnes), de l’Amoco Cadiz en 1978 (223.000 tonnes), de l’Independenta en 1979 (95.000 tonnes), de l’Irenes Serenade en 1980 (102.000 tonnes), du Haven en 1991 (140.000 tonnes) ou encore de l’Aegian See en 1992 (80.000 tonnes).

Avec 15.000 tonnes, il paraît donc excessif de parler d’une «immense marée noire», d’autant qu’il s’agit d’un maximum – le rapport le plus officiel indique «entre 10000 et 15000 tonnes». Ici aussi, le choix des images et le commentaire ont pour effet d’orienter l’information, ce qui compromet la mission d’information confiée par la Confédération à la TSR. Et ce dans un sens qui semble largement systématique. Surtout si l’on considère que la rétrospective ne dit pas un traitre mot sur les victimes israéliennes (les deux soldats enlevés exceptés) et les dégâts subis par Israël – également sur le plan environnemental – pendant ce conflit.

Ainsi, ce résumé de la TSR
– simplifie de manière outrancière le cours des événements,
– en exagère certains aspects au détriment d’autres,
– ne présente aucun élément d’information permettant d’expliciter le comportement d’Israël et
– passe entièrement sous silence les crimes de guerre qualifiés perpétrés systématiquement, sciemment et ouvertement par le Hezbollah,
ce qui engendre une impression générale faussée, incitant les téléspectateurs, concrètement, à condamner Israël et à ignorer les crimes du Hezbollah.

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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 05:51
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-949315@51-912531,0.html



Face à la campagne hostile, teintée de racisme, du Hezbollah, l'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a annoncé, mercredi 29 août, qu'elle renonçait, pour des raisons de sécurité, à la conférence de presse qu'elle comptait tenir jeudi à Beyrouth. Cette rencontre devait coïncider avec la publication d'un rapport de HRW sur les violations, des lois de la guerre par le Hezbollah, notamment le "ciblage" de civils. HRW n'en a pas moins publié le rapport avec vingt-quatre heures d'avance. 

 "Le Hezbollah cherche à imposer le silence à ceux qui critiquent son comportement durant la guerre de l'été 2006 ; mais l'impartialité et la pertinence de notre rapport parlent pour elles-mêmes, que nous tenions, ou non, une conférence de presse", a déclaré Sarah Lea Whitson, directrice de la division Moyen-Orient Afrique du Nord à HRW.

Mme Whitson a rappelé que l'objectif de son association est "la protection des civils où qu'ils soient, et non de prendre parti dans un conflit". Etant entendu, précise de son côté Nadim Houry, représentant de HRW au Liban, que le principe même de toute conférence de presse est d'en débattre et de susciter des critiques. Le 6 septembre, HRW tiendra une conférence de presse en Israël sur les violations, par ce dernier, des lois de la guerre.

 POPULATIONS CIVILES VISÉES

 Le premier ministre libanais, Fouad Siniora, a déploré, par le biais de son service de presse, que HRW "n'ait pas commencé par Israël, pour montrer l'horreur des crimes commis contre les civils libanais". Selon la même source, "c'est le Liban qui est la victime de la violation par Israël de tous les usages et conventions internationaux". " (Israël) a tué près de 1 200 civils (...) et lancé 3,2 millions de bombes à sous-munitions sur le Liban-Sud."

D'après HRW, des commandants ou des combattants du Hezbollah sont coupables de crimes de guerre pour avoir visé les populations civiles israéliennes. Parfois, involontairement, en faisant usage de roquettes non guidées incapables de toucher avec précision leurs cibles militaires éventuelles. Parfois, volontairement, de l'aveu même, en pleine guerre, de dirigeants du parti de Dieu, en riposte aux attaques israëliennes des populations civiles libanaises. Enfin, dans certains cas, pour obliger Israël à déclencher une offensive terrestre qui aurait donné l'avantage aux combattants du parti.

Le Hezbollah, toujours d'après HRW, a également fait usage de roquettes contenant des billes d'acier qui peuvent tuer ou gravement blesser dans un "large rayon" autour de l'impact. D'après le décompte israélien, durant les 34 jours de la guerre 43 civils et 12 soldats israéliens ont été tués "à l'intérieur d'Israël", indique HRW ; 108 ont été blessés, dont 33 gravement.

La chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, a poursuivi, mercredi, sa violente campagne lancée la veille contre HRW.

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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 06:57

logo FIGARO 

 
 
Existait-il une autre solution que d'inviter le Hezbollah sur notre sol ? Entre logique de guerre et désir de paix, existe-t-il une voie qui ne passe pas par le compromis avec le Hezbollah ? En d'autres termes et plus généralement, existe-t-il face au terrorisme une alternative, non militaire mais politique, à l'accommodement ?
 
C'est parce que nous le pensons que nous avons fondé le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme. Cette autre voie porteuse d'espoir mais encore inexplorée est celle d'une mobilisation de l'opinion, française, européenne, internationale pour condamner toute pratique terroriste. Oser dire ce que l'on sait. Cela implique d'oser dire par exemple ce que nous savons du Hezbollah.
 
Force est de constater que l'on cache au contraire les faits. On ne rappelle pas les assassinats de Français commis par ce même Hezbollah dans un passé encore douloureusement proche. Il ne s'agissait pas d'intérêts occidentaux mais de vies humaines, françaises en l'occurrence ! On ne rappelle pas les attentats commis en Argentine en 1992 et 1994 (114 morts, 393 blessés). On ne publie pas les sermons incendiaires de Nasrallah. On ne montre ni les photos des défilés des milices du Hezbollah, bras levés à l'hitlérienne, ni celles des bambins embrigadés. On s'abstient de citer le contenu violemment antisémite des émissions d'al-Manar qui lui a valu d'être interdit de diffusion en France. On omet même le rôle, pourtant reconnu par l'ONU (1), du Hezbollah dans le déclenchement de la guerre de l'été dernier. Le Liban peine à se relever, Israël aussi d'ailleurs. Mais pas le Hezbollah et le voilà assez fort pour avoir été convié à La Celle-Saint-Cloud ?
 
Quelle réaction ? Certes, un rassemblement a eu lieu dimanche dernier à l'initiative de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), initiative à laquelle nous avons apporté notre soutien. S'il faut la saluer, on ne peut que s'étonner de la faiblesse de la représentation citoyenne dans l'organisation de la riposte. Protester contre la venue du Hezbollah ne concernait-il que les seules familles des victimes françaises du Hezbollah ? Ou que les Juifs de France, présumés seuls sensibles à la question des soldats israéliens détenus au secret depuis un an ?
 

 
Cette indifférence entretenue de l'opinion nourrit à son tour l'échafaudage de plans diplomatiques empreints de prudente real politik : il faut « faire avec » le Hezbollah, comme le font les Libanais eux-mêmes. Nous ne les aidons pas à faire sans !
 
Certes, la France est l'amie du Liban mais les amis ne sont pas toujours bons conseillers. Nous n'aidons pas plus les Libanais à faire sans le Hezbollah que nous ne les avons aidés à faire sans la Syrie.
 
Ce n'est pas la France qui a brisé le tabou de l'occupation syrienne du Liban mais les Libanais eux-mêmes en engageant la « révolution du Cèdre » et le mouvement du 14 mars.
 
Quelle est la position française vis-à-vis du Hezbollah ? On reste perplexe devant les déclarations contradictoires de nos autorités politiques. L'examen attentif de ces déclarations successives conduit à quelques interrogations : comment une organisation à laquelle on demande de « renoncer à l'action terroriste » pourrait-elle ne pas être terroriste ? Comment peut-on qualifier une organisation de terroriste mais ne pas souhaiter son inscription sur la liste européenne des organisations terroristes ? Comment peut-on avoir pour objectif que le Hezbollah redevienne ce qu'il n'a jamais été, un « parti libanais qui joue le jeu de la démocratie parlementaire libanaise » ?
 

 
Le choix d'inclure Hezbollah et Amal dans la rencontre de La Celle-Saint-Cloud nous semble grave à plusieurs titres : cela décrédibilise encore un peu plus l'ONU puisque preuve est faite qu'on peut rester un interlocuteur, invité par la France, tout en refusant de se plier aux conditions fixées par une résolution du Conseil de sécurité.
 
Cela entérine une forme de déréglementation politique où droit international et droit humanitaire sont bafoués en toute impunité. Cela envoie implicitement un message dangereux à toutes les organisations terroristes : le terrorisme paie.
 
Au niveau régional, cela freine les Libanais qui voudraient se libérer de l'étreinte terrible du Hezbollah et cela conforte objectivement un ferment de guerre entre le Liban et Israël.
 
On aurait à la rigueur pu admettre que la diplomatie française utilise l'invitation comme une « carotte » : « si vous libérez les deux soldats » ou même « si vous laissez la Croix-Rouge leur rendre visite, alors...», car tenter de sauver des vies peut justifier bien des compromis.
 
Il n'en a rien été. Le Hezbollah a été invité sans avoir à répondre à la moindre exigence. Et le trouble demeure.
 
(1) Résolution 1701 du Conseil de sécurité.
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Published by Haim - dans Hezbollah
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