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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 05:38

  Union des Patrons et Professionnels Juifs de France


David Wessel,

On lira, ci-après, une adaptation française partielle d’un article paru sur le "Wall Street Journal" en ligne. Je recommande la lecture de l’original, qui est plus explicite. Plus que la thèse de l’auteur – que je récuse – selon laquelle, si on laissait plus de liberté à l’expression des frustrations, les mécontents auraient moins tendance à recourir au terrorisme, on retiendra l’affirmation (qui n’est pas nouvelle, mais qu’on ne répétera jamais assez), selon laquelle ni la misère ni la précarité ne sont une cause fatale de terrorisme.
 
J’y ajouterai un autre lieu commun qui a la vie encore plus dure, à savoir que l’oppression politique et l’aspiration à acquérir ou recouvrer l’indépendance politique – autrement dit la résistance à l’occupation, génère fatalement en terrorisme. Théorie qu’infirment au moins les cas du Tibet et de l'Arménie, sans parler d’autres ethnies brutalement privées de leur indépendance nationale. (Menahem Macina).
 

Adaptation française reprise du site Nouvelles d’Arménie.
 
Quand Alan Krueger, économiste à Princeton, a appris que sept des huit personnes arrêtées pour leur participation aux attentats manqués en Grande-Bretagne, étaient des médecins, il n’a pas été surpris. 
« A chaque fois que se produit un attentat de ce genre et que l’on connaît le profil des auteurs, on devrait remettre en cause le mythe selon lequel les terroristes nous attaquent en raison de leur extrême pauvreté. Mais cette idée fausse a la vie dure. » 
Un an à peine après le 11 septembre 2001, le président Bush déclarait :
« Nous luttons contre la misère parce que l’espoir est une réponse au terrorisme. »
Quelques mois plus tard, son épouse Laura renchérissait :
« Les enfants qui bénéficient d’une éducation sont davantage susceptibles d’épouser les valeurs qui aboutiront à la défaite du terrorisme. »
James Wolfensohn, ancien président de la Banque mondiale, a, quant à lui, affirmé :
« Nous ne gagnerons pas la guerre contre le terrorisme tant que nous ne nous serons pas attaqués au problème de la pauvreté, et, partant, aux sources du mécontentement. »
Cette conception est plausible. Elle séduit, car elle soutient un objectif noble : celui de la lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme. Mais une étude méthodique, et, dans la mesure du possible, systématique, démontre qu’elle est erronée.
« Dans l’ensemble, les terroristes ont un meilleur niveau d’éducation et sont issus de familles plus aisées, si on les compare avec des gens de la même classe d’âge dans une société donnée »,
C’est ce qu’expliquait, l’an dernier, Alan Krueger lors d’une conférence à la London School of Economics, dont le texte sera bientôt publié dans un ouvrage intitulé What Makes a Terrorist ? (Qu’est-ce qui fait un terroriste ?).

Un petit cercle d’universitaires a réussi à démarquer plusieurs pièces de ce puzzle statistique :
·         En observant le profil de 148 kamikazes palestiniens, on remarque que peu d’entre eux viennent de familles vivant dans la misère, et qu’ils avaient davantage de chances d’obtenir le baccalauréat. Les biographies de 129 shahidim (martyrs) du Hezbollah montrent également qu’ils sont issus de foyers moins défavorisés que la moyenne de la population libanaise. Il en va de même pour les données dont on dispose sur une organisation terroriste israélienne, le Goush Emounim, active dans les années l980.

·         Au Moyen-Orient, une détérioration de la situation économique n’entraîne pas nécessairement un accroissement des activités terroristes. Et le nombre d’incidents est en fait plus élevé dans les pays qui consacrent davantage de fonds à des programmes sociaux. Quand on analyse 781 actes terroristes considérés par le département d’Etat américain comme "significatifs", on s’aperçoit que leurs auteurs viennent de pays qui se distinguent plus par la répression politique que par la pauvreté, ou les inégalités.

·         D’après des sondages réalisés en Jordanie, au Maroc, au Pakistan et en Turquie, ce sont surtout les gens mieux éduqués qui considèrent que les attentats-suicide contre les Occidentaux sont justifiés en Irak. Pour ce qui est du soutien au terrorisme en tant que moyen de lutte politique, les enquêtes réalisées auprès de la population palestinienne ne révèlent aucune différence significative entre les couches les mieux et les moins éduquées.

Certes, les données sur lesquelles reposent ces informations sont loin d’être parfaites : les terroristes ne remplissent jamais de questionnaires détaillés. De plus, les interviews de terroristes menées au Pakistan par la spécialiste de la question à Harvard, Jessica Stern, ont montré que les quartiers les plus démunis offraient, dans ce pays, le terreau le plus fertile aux recruteurs, en particulier parmi ceux qui ont le sentiment que les musulmans sont humiliés par l’Occident. D’après elle, Alan Krueger ne dispose pas d’assez d’éléments pour prouver quoi que ce soit. Et le chercheuse de préciser :
« Nous commençons tout juste à entreprendre de grandes études sérieuses sur le terrorisme. »
Pourtant, s’il est communément admis que la misère engendre le terrorisme, cette théorie ne repose que sur des indices étonnamment minces. Alors, quelle en est la cause ? Krueger avance l’hypothèse d’un manque de libertés publiques et de droits politiques ; et il conclut :
« Quand les moyens de protestation non violents sont limités, les mécontents semblent recourir plus volontiers à des tactiques terroristes. »
[Texte français aimablement signalé par Roseline L.]
 
© The Wall Street Journal
David Wessel
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 13:51
 
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 06:58
Mediarabe.info Revues de presse, Al Seyassah (Koweït)

Le quotidien koweïtien « Al Seyassah » croit connaître les raisons de l’échec de la mission du secrétaire général de la Ligue arabe et de sa délégation au Liban, la semaine dernière. Amr Moussa avait pourtant fait part de son optimisme et comptait conclure un accord entre l’opposition et la majorité. Mais, selon le quotidien, « le vice-ministre syrien Farouk Chareh a envoyé un message très ferme et menaçant à l’opposition ».

Dans son message, Chareh aurait affirmé que « toute concession accordée à la majorité ou tout accord politique signé avec elle sans l’aval du président Assad aura des répercussions dramatiques y compris sur l’opposition. Car, en cas d’accord inter-libanais, la Syrie fermera toutes ses frontières et suspendra tous les transferts d’armes et de fonds qui proviennent d’Iran et du Qatar, à l’opposition », ajoute le quotidien.

Selon « Al Seyassah », Chareh aurait textuellement dit aux opposants libanais : « vous devez revenir sur toutes vos promesses faites à Moussa, et nous vous soutiendrons dans la formation d’un gouvernement-bis qui aura notre reconnaissance politique. Nous épuiserons l’armée libanaise en ouvrant plusieurs fronts simultanément à travers nos cellules dormantes au Liban ».

A cet égard, le quotidien affirme que « le général Assef Chawkate a secoué l’opposant Sleiman Frangié, en lui reprochant ses prises de positions peu hostiles aux élections législatives partielles prévues pour remplacer deux députés de la majorité. Chawkate reproche à Frangié d’avoir donné l’impression que l’opposition est divisée à ce sujet ».

Le journal ajoute que « 2500 terroristes de diverses nationalités (jordanienne, saoudienne, syrienne, soudanaise, palestinienne et irakienne) ont été infiltrés au Liban par les Services de Chawkate, ces dernières semaines, après avoir subi des entraînements intensifs dans le camp syrien de Najha.

Le transfert et l’installation de ces terroristes se sont faits sous le contrôle de l’ancien ministre libanais de la Défense, le pro-syrien Abdelrahim Morad auquel échoue la mission de frapper la FINUL dans le Sud. Ces terroristes sont chargés de liquider des responsables de la majorité parlementaire et de l’Alliance du 14 mars, afin de laisser libre champ au président Lahoud de former un deuxième gouvernement ».

Le même quotidien « Al Seyassah » craint par ailleurs des attentats terroristes qui viseraient bientôt l’Egypte. Il croit en effet savoir que « Assef Chawkate a donné ses ordres pour punir l’Egypte. Le chef des renseignements militaires syriens n’a pas pardonné à Hosni Moubarak son hostilité au Hamas palestinien et son opposition au coup d’Etat réalisé à Gaza ».

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 20:02
Par Jean-Luc Slama | Jerusalem Post Edition Française

L’hébétude. En fin de matinée, au cimetière de Sderot, sous un ciel diaphane, une centaine de personnes se recueillent dignement devant la dépouille de Shirel Friedman, 32 ans. Une roquette a frappé de plein fouet à 19h57 son véhicule près du centre commercial. Elle succombera durant son transfert à l’hôpital grièvement blessée au ventre et aux jambes.

 

Agenouillée près du corps qu’elle enlace, Adéla - sa mère - sanglote. "Elle est allée me chercher un pull. Elle ne reviendra plus..." Les deux femmes très liées avaient fait quelques emplettes avant de flâner un peu.

L’émotion est intense, l’atmosphère tendue. Visages graves. Le ressentiment à l’égard du gouvernement. Rony Bar On, le ministre de l’Intérieur, tente de prononcer l’oraison funèbre. Interrompu, conspué, insulté, il rebrousse chemin. La déconvenue est douloureuse. Le maire, Elie Moyal, a tenté de le dissuader en furetant dans les allées du cimetière pour éviter "une récupération politique".

Un homme s’est élancé à leur rencontre pour leur suggérer courtoisement de ne pas troubler ce moment pénible. Ephraïm Sneh a eu plus de chance dans la matinée. "Il n’y a pas de solution miracle", dit-il aux officiers de la défense civile. Le vice-ministre de la Défense évoque un périmètre d’intervention englobant Ashkelon au Nord et Netivot au Sud en cas d’escalade.

L’incertitude est cruelle. "Shirel voulait quitter la ville", assure Yossi Shitrit, l’épicier, un ami d’enfance. Elle habitait le quartier de Névé Eshkol avec ses deux frères. L’alerte "aube rouge" n’a pas fonctionné. Vingt secondes s’écoulent entre l’alerte et la chute d’une roquette. Deux kilomètres à vol d’oiseau séparent Beit Hanoun dans la bande de Gaza de Sderot.

"Nous en avons marre. C’est à devenir cinglé de vivre ici. Nous travaillons très peu", ajoute-t-il la mine rabougrie. Les espaces urbains sont exposés : trouver refuge d’instinct ou subir le verdict de la roulette russe.

Le collectif des commerçants s’est réuni la veille en assemblée générale dans les salons Kazablan. Les dégats économiques supplantent les affres psychologiques. L’état d’exception décrété, certaines entreprises ont voté le chômage technique.

L’esplanade de la mairie est étrangement déserte. Deux vitriers achèvent de réparer la devanture endommagée par les projectiles d’une foule en colère, la veille, à l’annonce du décès de Shirel. "Olmert démission" scandaient les manifestants qui déambulaient spontanément dans la ville avec une désinvolte tenacité. La fronde est légitime.

Le Premier ministre s’est rendu sur place, tard dans la nuit, pour la deuxième fois consécutive en moins d’une semaine. "Il n’y a pas de solution immédiate ou absolue", a-t-il chuchoté à Yolande Abecassis.

L’accalmie est relative. Un palier supplémentaire a été franchi avec la mort de la jeune femme. Un drame d’une plus grande ampleur a été évité la semaine dernière avec la chute d’une roquette sur la synagogue centrale. Une heure avant, trois cent fidèles célébraient la donation des rouleaux de la Loi...

Moyal est épuisé. Il dort peu et mal. Il fume sans discontinuer. "Que le Premier ministre comprenne notre désarroi, notre colère et notre malheur... et alors ? Il n’a pas de réponse aux Kassam", tonne-t-il. Tancé par ses conseillers municipaux, il prête le flanc à la critique dans une ville sous tension. Il rivalise d’imagination pour "aérer" ses concitoyens deux ou trois jours avec le concours du ministère de la Défense.

La mairie est démunie. Yossef Timsit ressort de son bureau, le visage figé. Affaibli. "Je n’ai plus de maison... Je dors dans ma voiture." Colette, son épouse, et Ofek, son fils de 4 ans, ont été bléssés. Leur maison détruite par une roquette. Sderot a été déclarée "ville morte" pour protester contre l’insécurité et l’inertie gouvernementale. "Les gens ont peur. Nous sommes désespérés", affirme Tova Malka, la secrétaire du maire choquée d’avoir été témoin de la mort de Shirel Friedman.

Du chapelet de mesures égrainées par le gouvernement au défilé ininterrompu de ministres, plus de mots que d’actes. Moyal s’insurge contre les lenteurs administratives, les pesanteurs d’une bureaucratie qui ne parvient pas à se mettre au diapason en état d’urgence.

"L’administration traîne les pieds. Elle nous chipote la taxation des impôts locaux en ramenant l’allègement à 25 % au lieu des 50 % prévus. Elle tique sur chaque shekel à attribuer aux demeures endommagées. Les procédures s’enlisent..."

Un quart de ses concitoyens a quitté Sderot. D’autres tergiversent encore. Fuite ou désertion, à chacun son interprétation. La survie ne s’accommode pas de l’opinion d’un Premier ministre sous l’effet Winograd ou des statistiques froides de la défense civile dans cette drôle de guerre.

Même impopulaire, Moyal assume ses responsabilités. Le troisième âge vit sous calmants à en croire un rapport des caisses de maladie. Ils sont les laissés-pour-compte d’une "farce" pour Shlomo Arosh, un rien dévot.

La mairie est parvenue à trouver des solutions provisoires aux jeunes en affrétant des bus vers des centres aérés du Sud et du Centre. Sderot est une ville quasiment vidée de ses enfants. Les adolescents partiront une fois achevées les épreuves du bac.

La panique s’est emparée de gens dissemblables et de générations différentes. Ils cohabitent tragiquement dans un présent qui les rassemble. La mairie veut initier une politique de proximité pour l’heure improbable.

Chargé de la logistique, Yehouda Ben Mamane affiche son scepticisme sur les intentions d’Olmert concernant la construction et l’aménagement d’abris. Plus de la moitié des abris publics de la ville sont dépourvus de commodités élémentaires ou mal entretenus.

Certaines maisons individuelles ne disposent pas d’abris. Ben Mamane s’est résigné à l’impuissance de ses services. Il ne dispose que de 700 matelas pour une population estimée à près de 24 000 habitants.

Sderot est sous le feu depuis sept ans. "Plus de 1 000 roquettes ont été tirées sur la ville depuis le désengagement d’août 2005", révèle Moyal. De l’amertume dans les yeux. Tsahal a déployé l’artillerie sur un tronçon variant de 2 à 7 kilomètres dans cette étreinte incommensurable avec la bande de Gaza.

Le mandat du maire est le contraire d’une sinécure. La protection des habitations individuelles et des immeubles est évaluée à un demi-milliard de shekels.

Aucun organisme gouvernemental ne s’attelle à cette tâche. "A Jérusalem ou à Tel-Aviv, ils n’imaginent pas notre ranc ?ur et notre rancune... Ne vous fiez pas à ce répit trompeur", observe Betty Alfassi en se mêlant avec vivacité à la conversation. Moyal songe à se démettre. Il ne se représentera pas aux municipales de 2008.

Attristé de voir des immeubles abandonnés par leurs locataires et des ruelles désaffectées. "Les gens s’en vont." Dans les réunions de crise du conseil municipal ou avec les membres du gouvernement en pèlerinage, il est ailleurs. C’est un homme blessé. Absent.

Au milieu d’attroupements, des destins se croisent. Estie Atego est parvenue à éloigner ses deux jeunes gamins avant d’être épaulée par Sarah Ben David, rue Ahavat Israël, au bas de la mairie. Leur attente interminable et routinière est troublée par la chute sourde de roquettes de 90 et 115 mm de diamètre à l’ossature métallique rudimentaire. La psychose est collective. Et pour cause.

"L’angoisse est naturelle. Chacun selon ses variations", remarque Nadia Belli, psychologue, en invoquant des citoyens en état de choc. Les enfants de la guerre - ceux qui sont restés - enfouissent leur quotidien dans un paysage morne. Sderot est une cible obsessionnelle délaissée par insouciance.

"C’est un endroit pourri", murmure Boris en rangeant son ciselet dans sa salopette, le sourire crispé dans une mimique de dégoût. "Vais-je mourir ?" s’interroge intriguée Yarden Kedar, 8 ans, un quignon de pain dans la main, happée à son tour par cette mentalité d’assiégée.

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 07:04


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Les dessins des enfants de Sdérot sur les roquettes Qassam : voir

Offensive palestinienne sur Sdérot : toute l'évolution de la situation, les vidéos, photos, déclarations et autres documents....cliquer ici

Voir la vidéo sur Sdérot

Voir les photos sur Sdérot

Dessins d'enfants de Sdérot : voir


30 mai 2007
Qassam sur Sdérot : bilan au 30 mai

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Un champ de blé en feu suite à l'explosion de roquettes Qassam (Israël)


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Lycéennes lors d’une attaque à la roquette dans leur classe, 17 mai 2007 (Photo : Reuters)

Les tirs de roquettes visant les localités israéliennes du Néguev occidental sont entrés dans leur 15ème journée consécutive. 250 roquettes Qassam et obus de mortier ont explosé en Israël entre le 15 et le 30 mai 2007. Le lundi 21 mai dernier, Shirel Feldman, une jeune femme de 32 ans, est morte suite à un de ces tirs. Le 27 mai, c'est un homme de 36 ans, Oshri Oz, qui décédait suit à l'explosion d'une Qassam.

 

La plupart des engins sont tirés par le Hamas, puis par les autres organisations terroristes, notamment le Jihad islamique. Le Hamas a rejeté jeudi 24 mai l’appel du président Mahmoud Abbas de cesser les tirs de roquettes sur Israël. 4 autres roquettes ont été tirées en Israël vendredi 25 mai, sans faire de victimes.

 

Depuis 7 ans, ce sont près de 6000 roquettes qui ont été tirées sur les populations civiles d’Israël. Pour la seule année 2006, 918 roquettes et obus de mortier se sont abattus en Israël.

 

18 mai : le Hamas revendique les tirs de roquettes sur Sdérot

L’attaque du Hamas contre Israël continue. Elle a débuté le 15 mai, par le lancement de roquettes contre la ville de Sdérot et les villages du  Néguev, blessant des civils, dont un enfant. Le Hamas s’est vanté d’avoir réussi à broyer le peuple israélien et sérieusement perturbé la vie quotidienne de la population. 

Derrière les attaques à la roquette, se dissimule l’augmentation significative des violences entre le Hamas et le Fatah, ayant  provoqué la mort de 50 personnes depuis le 13 mai...Lire la suite

 

20 mai : décisions israéliennes

Lors d'une réunion du cabinet sécuritaire israélien organisée le 20 mai, il a été décidé de permettre aux différents services de sécurité d'adopter des mesures opérationnelles visant à réduire les tirs de missiles et à frapper l'infrastructure terroriste responsable de ces tirs : il s’agit de viser les lanceurs de roquettes, les lieux de leur fabrication, les stocks d’armes et de munitions.

L'armée de l'Air a par conséquent tiré sur des cellules terroristes responsables de tirs et des ateliers de fabrication d'armes. Des forces blindés et d'infanterie sont toujours postées au nord de la bande de Gaza.

 

Depuis le début des opérations de Tsahal le 16 mai, quelque 45 Palestiniens ont été tués, pour la plupart des membres du Hamas. Parmi les tués figurent également des civils qui se trouvaient à proximité des cibles terroristes au moment des attaques. Le 21 mai, l'armée de l'Air a attaqué un véhicule transportant des terroristes dans le camp de réfugiés de Jabaliya. 4 membres d'une cellule du Jihad islamique responsable de tirs de roquettes ont été tués. Dans la nuit du 20 mai, 2 deux ateliers de fabrications d'armes ont été attaqués.

  

23-24 mai : arrestation de 33 membres du Hamas par Israël

Une opération conjointe de Tsahal et des services de renseignement a permis l’arrestation de 33 membres du Hamas dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, parmi lesquels le ministre palestinien de l’Education, Nasser Shaer, des membres du Conseil législatif palestinien et les maires de Naplouse, Qalqiliya et Bitta.

Israël est au courant de manœuvre pour exporter les cellules responsables de tirs de roquettes en Cisjordanie.

 

Réunion du Cabinet du 27 mai

« Aucune personne impliquée dans le terrorisme n’est à l’abri » a déclaré le Premier ministre Ehud Olmert lors du Conseil des ministres de dimanche 27 mai. Il a demandé à l’armée de poursuivre ses opérations anti-terroristes pour contrecarrer les tirs de roquettes Qassam sur le sud d’Israël.

 

En date du 30 mai 2007, 198 roquettes Qassam et des dizaines d’obus de mortier ont explosé en territoire israélien depuis le début de l’escalade (plus de 250 roquettes en tout), le 15 mai dernier, a déclaré le ministre de la Défense, Amir Peretz, qui a loué les efforts de l’armée pour soutenir et protéger les habitants de Sdérot et des villages proches de la bande de Gaza. Il y a eu cependant une diminution du nombre de tirs lors du dernier week-end de mai.

 

29 mai 2007

17 Qassam sont tombés en Iraël, dont 3 à Sdérot, blessant légèrement un habitant. Une des roquettes a mis e feu à un champ de blé près du kibboutz Miflasim. Les Comités de résistance populaire et le FDLP ont revendiqué ces tirs. Israël toutefois n’a pas mené de raids aériens dans la bande de Gaza pour la première fois depuis une semaine.

Les classes ont rouvert après deux semaines d’interruption, accueillant 1200 écoliers sur 3000 normalement. Les bacheliers, qui ont passé mardi l’épreuve de mathématiques, étaient dans des salles protégées.

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 06:52

Ari Shavit  pour Arouts Sheva


Chaque nuit, le maire Elie Moyal effectue une tournée dans sa ville de Sdérot. Il vérifie le nombre de maisons éclairées et la semaine dernière, leur nombre diminuait chaque soir. Le soir de Shavouot, ce fut le summum. Des immeubles entiers avaient été abandonnés. Dans la rue où Moyal lui-même habite, il ne restait qu’une poignée de gens. «Il fut un temps où la population de Sdérot avait atteint les 24 000 habitants», a déclaré le maire épuisé. «Durant ces dernières années, sous les tirs de Kassams, ce nombre est tombé à 20 000. Mais à l’heure actuelle, alors que les réfugiés chassés par le Hamas se sont dispersés à travers le pays, il ne reste pas plus de
10 000 habitants à Sdérot. Et on a soudain l’impression que ça y est, Sdérot a cédé et s’est effondrée»

Mais Sdérot n'a pas cédé. Dès qu’il y aura une accalmie, la plupart des habitants rentreront chez eux. Certains sont déjà revenus en début de semaine, même si les tirs n’ont pas cessé. Sans sécurité, sans espoir et sans gaieté de cœur, ils sont revenus, parce qu’ils n’ont pas le choix. Rien n’a changé et Sdérot 2007 est une ville qui semble avoir été frappée d’une malédiction. Une ville frontalière sans arrière. Une ville limitrophe sans l'auréole de l’héroïsme. Une ville que le gouvernement est censé protéger, mais qu’il ne sait pas protéger. Une ville limitrophe que la nation entière devrait soutenir, et elle ne le fait pas. Une ville frontalière abandonnée par le centre du pays.

Il aurait dû en être autrement. Sdérot n’est pas Goush Katif. Pas de discussions sur Sdérot. Au contraire : Sdérot est une ville de «la ligne verte» La ville d’après le retrait. Sdérot est une ville israélienne légitime d’après «l’occupation» Sdérot, c’est l’avenir. Elle nous apprend au présent ce que nous réserve l’avenir, lorsque nous nous serons complètement retirés.

De ce fait, Sdérot aurait dû être la prunelle des yeux de tous ceux qui vantèrent les bienfaits du retrait de par le passé et qui continuent de croire en lui aujourd’hui encore. Sdérot aurait dû être la ville des écrivains de la paix, des chanteurs et des industriels de la paix. La ville de «la Paix maintenant» La ville de la solidarité israélienne. La ville de la fraternité. Une ville où les Israéliens forts se tiennent aux côtés de ceux qui sont moins forts, face au fanatisme islamique.

Mais c’est loin d’être le cas. Il y a bien ici et là des initiatives isolées, quelques industriels essaient de donner un coup de main, la banque Hapoalim finance le nouveau centre de secours. Mais la plus grande contribution à la rénovation des abris de la ville, est venue d’Evangélistes américains. Le principal travail communautaire est effectué par Hanan Porat. Itsik Mordehaï s’active à Sdérot et Arkadi Gaydamak s’amuse à Sdérot et l’Israël du centre du pays brille par son absence. L’Israël lettré et repus ignore Sdérot.

L’attaque contre Sdérot est une attaque stratégique contre la paix. C’est une attaque contre la solution de deux états. Si l’attaque réussit, il n’y aura plus aucune chance de retrait dans l’avenir. Si l’attaque réussit, «l’occupation» aura gagné. Par conséquent, avant que la grande décision politique soit prise sur la façon dont il faut agir à Gaza, il faut prendre une décision sociale et morale au sujet de Sdérot. Sdérot doit redevenir l’entreprise nationale de l’heure présente.

On ne peut concevoir que les habitants de Sdérot restent seuls face aux Kassams. Les autobus évacuant les habitants de la ville, doivent se remplir de gens allant renforcer et soutenir les habitants de la ville. Le gouvernement d’Israël doit apporter des solutions sans précédent à l’effondrement économique de Sdérot.

Parallèlement, il faut proclamer clairement que Sdérot doit être logé à la même enseigne que Tsahala : un Kassam sur Sdérot doit mériter la même riposte qu’un Kassam sur Kikar Hamédina. L’indifférence doit cesser. Sdérot doit devenir le front de «l’israélisme» La lutte pour Sdérot doit être considérée comme la lutte pour la souveraineté israélienne et pour la fraternité israélienne. Sdérot, c’est nous, nous tous.

Nous nous dresserons et tomberons pour Sdérot !

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 07:02
Si seulement le gouvernement palestinien revenait dans le camp de la paix...
Par Daniel SHEK ambassadeur d'Israël en France.
      
 
Peu importent les circonstances politiques, nos multiples et vains espoirs, il faut se rendre à l'évidence, le Hamas est une organisation terroriste. Et les faits semblent indiquer qu'il y a peu de chance que cela change. Il ne s'agit pour le Hamas, ni d'intérêts tactiques ou même stratégiques, mais d'une idéologie ancrée au coeur de sa doctrine. Et bien qu'à chaque fois persiste une lueur d'espoir, chaque fois, cette lueur s'enflamme sous le feu de la violence.
Depuis près d'une décennie, nous avons effectué de nombreuses démarches historiques en faveur des Palestiniens. Dernière en date, il y a près de deux ans, pour la première fois dans l'histoire du peuple palestinien, le retrait de Gaza leur offrait l'occasion unique de gérer un territoire de façon autonome. Ils disposaient pour cela de nombreux atouts, un soutien international, des infrastructures, des frontières ouvertes avec l'Egypte, des moyens de production de haute technologie telles les serres agricoles ; tout était possible pour transformer la bande de Gaza en un laboratoire pour la réalisation d'un modèle d'indépendance palestinienne. Il n'en a rien été. Suite à l'élection du Hamas, Gaza n'est devenue qu'une simple base de lancement de roquettes Kassam sur Israël.
La participation du Hamas à des élections démocratiques aurait pu aussi susciter un espoir. Sa victoire, disait-on, allait le rendre plus sage, plus réaliste ; le contact avec la démocratie et la responsabilité qui vient avec le pouvoir lui imposeraient la modération. Mais il faut se rendre aujourd'hui à l'évidence : la paix s'est éloignée depuis que les Palestiniens ont choisi une organisation qui préfère la violence au dialogue pour les gouverner. Nous respectons le verdict des urnes, mais nous ne pouvons appuyer un gouvernement qui refuse les fondements mêmes du processus de paix. Le Hamas devait tirer toutes les conséquences de sa décision de se présenter aux élections et adhérer au processus démocratique. Il n'en a rien été. La démocratie ne peut se résumer à une simple élection et s'arrêter le lendemain.
La création d'un gouvernement d'union nationale palestinien avait encore laissé penser que le Fatah allait modérer le Hamas. Il n'en a rien été. Au contraire, le Fatah a dû se radicaliser et le Hamas n'a pas cédé grand-chose par rapport à son idéologie. Surtout, une fois de plus, le Hamas n'a pas pu résister à la tentation de la violence. Cette violence s'est d'abord tournée vers son propre partenaire, le Fatah, mais très vite, il n'a pas hésité à entraîner Israël dans une confrontation. Sachez qu'Israël réplique seulement parce que le Hamas l'y oblige. Israël n'a aucun intérêt au chaos palestinien car tôt ou tard, comme l'expérience le prouve, la violence interpalestinienne finit toujours par se tourner vers les Israéliens. C'est comme un réflexe, la tentation de la violence. Aujourd'hui, une fois de plus, des affrontements internes se terminent en feu meurtrier sur les habitants de Sdérot. Le départ de Gaza était un signe d'espoir. Mais le Hamas a transformé ce chant d'espoir en champs de roquettes. Des roquettes qui chaque jour tuent, terrifient et poussent à l'exode des centaines d'Israéliens.
Le gouvernement israélien est responsable de la sécurité de ses citoyens. C'est normal et c'est inscrit dans le droit international. Et, quand le cessez-le-feu signé avec le gouvernement légitime des Palestiniens est rompu des dizaines, voire des centaines de fois par la composante majoritaire de ce même gouvernement, il ne faut pas s'étonner qu'Israël prenne des mesures pour protéger ses citoyens. Il est évident qu'aucun Etat au monde n'accepterait d'être la cible permanente d'attaques de roquettes. Depuis le 14 mai dernier, plus de 200 roquettes Kassam se sont déjà abattues sur le sud d'Israël, la plupart sur la ville de Sdérot. En sept ans, près de 6 000 roquettes palestiniennes ont été lancées sur Israël. Nous le voyons aujourd'hui ; pour le Hamas, il ne s'agit pas d'un conflit territorial puisqu'Israël ne se trouve plus depuis longtemps sur le territoire de Gaza. Il s'agit du même réflexe de la violence avec en plus ce refus profondément idéologique de la paix avec Israël.
Il existe aujourd'hui un test très simple pour différencier les amis de la paix de ses ennemis : le principe de deux Etats pour deux peuples. A ce titre, la charte du Hamas est très claire : elle prône le droit des Palestiniens sur toute la Palestine et la non-reconnaissance du droit d'Israël à exister. Le Hamas, qui n'accepte pas ce principe de base, ne peut donc être considéré comme un ami de la paix.
 
C'est pourquoi il choisira toujours le chemin de la violence. Comme un réflexe. Et peu importent les conséquences pour le peuple palestinien, dont il est censé améliorer le destin. Depuis son arrivée au pouvoir, le peuple palestinien n'a gagné que chômage, souffrances et misère.
Israël n'a pas quitté la bande de Gaza pour y retourner. Les opérations menées peuvent se terminer immédiatement. Cela ne dépend que de l'arrêt des tirs de roquettes et de la libération du jeune Gilad Shalit, kidnappé, je le rappelle, après le retrait de Gaza il y a déjà près d'un an, en territoire souverain israélien et dont la famille reste sans nouvelle.
Israël souhaite renouer le dialogue avec le gouvernement palestinien, comme il le fait régulièrement avec son président, Mahmoud Abbas. Mais ce dialogue ne peut reprendre que sur la base des trois principes établis par l'ensemble de la communauté internationale : l'arrêt du terrorisme, le respect de tous les accords conclus entre Israël et l'Autorité palestinienne et la reconnaissance de l'Etat d'Israël.
La communauté internationale se doit ainsi d'agir avec une extrême prudence, avant de reconnaître des ministres du Hamas ou de reprendre une aide financière directe. Mais surtout faudra-t-il que le gouvernement palestinien tout entier rejoigne le camp de la paix en acceptant le principe de deux Etats pour deux peuples.
Pour cela, le Hamas devra enfin surmonter cette tentation de la violence, ce réflexe quasi pavlovien qui fait qu'à chaque main tendue par les Israéliens il répond en brandissant les 3K : kalachnikov, Kassam, kamikaze.
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 07:21

Giora Eiland 24 mai 2007

Giora Eiland est un général israélien à la retraite, ancien chef du Conseil de sécurité nationale.

Titre original : Don't fear world's wrath
Traduction : Objectif-info

Il faut des mesures draconiennes pour mettre fin aux lancers de roquettes sur Sderot

Avant d'entamer une discussion sérieuse sur notre attitude face aux lancers de fusées Kassam à partir de Gaza, il faut partir de trois constations fondamentales.

Premièrement, on ne peut pas stopper les lancers de Kassam en s'en tenant exclusivement à des opérations aériennes.

Deuxièmement, si on ne modifie pas la situation le long de la route Philadelphie, le Hamas continuera à renforcer son potentiel militaire.

Troisièmement, ce qui se passe à Sderot est insupportable. Cette affirmation n'est pas aussi évidente que l'on croit. Jusqu'il y a peu, le gouvernement israélien considérait que l'option la meilleure était de laisser de la situation actuelle se poursuivre en l'état. Apparemment, cette attitude a changé. Si les lancers de roquettes ne peuvent pas être stoppés à distance ou par des moyens aériens, comment faut-il s'y prendre ?

Il y a deux manières de parvenir à ce résultat, et les deux options ont un point commun : tenter une carte politique avant toute opération militaire et obtenir un accord avec les Etats-Unis pour régler la question du "jour d'après," ou de "quel verrou sera levé après une opération militaire et en échange de quoi." Ce sera douloureux, et pas seulement pour les Palestiniens.

 

Option A : Prendre le contrôle de certaines zones de la bande de Gaza, en particulier la route Philadelphie; il ne suffira pas d'occuper la route qui est trop étroite pour être sous protection, mais aussi ses abords. Il faudra en conséquence que des centaines de maisons à Rafah soient détruites, privant de foyer des milliers de personnes. Il s'ensuivra un tollé international et des bouffées de colère des Egyptiens, ce qui est une bonne chose ! Israël devra insister sur le fait qu'il ne retirera ses troupes que si l'on parvient à un accord de sécurité satisfaisant et à partir du moment où il sera mise en œuvre. Il est possible de traiter le problème de cette façon et Israël devra parvenir à un accord sur ce sujet avec les Etats-Unis avant de lancer une opération.

On devrait agir de même dans plusieurs autres secteurs de Gaza.

Option B : Israël fait l'annonce qu'en ce qui le concerne, Gaza est une entité politique autonome (indépendamment de la Cisjordanie) qui est sous le contrôle juridique et pratique du Hamas. Comme cette entité est en guerre avec nous, Israël doit prendre trois mesures :

  • Fermer immédiatement les points de passage frontaliers entre Israël et Gaza (comme Gaza est ouvert sur l'Egypte, le trafic de marchandises avec Gaza serait transféré dans cette zone.)
  • Annoncer qu'au bout de quelques mois Israël cessera de fournir eau, électricité et carburant à Gaza.
  • Puisque Gaza est un état ennemi en guerre avec Israël, les institutions gouvernementales et les infrastructures au service de l'effort de guerre contre nous, y compris les routes et les ponts, sont susceptibles de devenir des cibles.
     
Une réaction israélienne de cette nature constituerait une menace pour l'avenir de l'état palestinien, et c'est positif. La communauté internationale protestera assurément avec plus de force que jamais et voudra rétablir l'ancien statu quo. Israël ne s'inclinera que si les conditions de mise en œuvre, qui auront été élaborées avec les Etats-Unis d'abord, sont satisfaisantes.

 

La poursuite des attaques tactiques contre les lanceurs de roquette du Hamas n'est pas une solution car cela permet au Hamas d'exploiter son avantage relatif. Ceci ne signifie pas qu'il faille prendre le contrôle de la bande de Gaza tout entière. Une des options draconiennes décrites ici, peut être adoptée. En effet, il n'y a d'autre choix que de prendre un risque politique, d'irriter profondément un certain nombre d'acteurs et de les contraindre à agir à leur tour.

Le monde n'est pas vraiment troublé par ce qui se passe à Sderot. Aussi longtemps que cette situation persiste, on nous invitera à "faire preuve de retenue," et à en assumer seuls les conséquences.

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 06:59

 

Les événements des cette semaine à Gaza et la réponse israélienne aux tirs de roquettes et d'obus de mortiers palestiniens sur la région sud d'Israël appellent à quelques remarques.


Tout d'abord il faut remarquer que l'engagement militaire israélien semble avoir entraîné une accalmie dans le conflit inter-palestinien et les combats de rue entre le Hamas et le Jihad Islamique d'une part et le Fatah de l'autre semblent avoir été réduits au minimum: l'union palestinienne a besoin du moteur anti-israélien pour se faire ou tout au moins pour paraître!


D'aucun, comme Joseph (Yossi) Beilin, dirigeant du parti d'extreme gauche Mérètz, en concluront qu'Israël est tombé dans le piège du Hamas en  répondant militairement aux tirs incessants – insensés ? –  des Jihadistes islamiques sur des agglomérations israéliennes, en territoire souverain.
Et le Hamas de conclure à "une victoire"!


Pourtant un fait important est à noter dans les développements militaires de ces derniers jours:
en effet, le Hamas se trouve être victime de sa propre réussite et surtout de sa puissance!


La réussite du Hamas  sur le plan intérieur palestinien, aussi bien politique dans les élections municipales et parlementaires des deux dernières années que militaires, exprimées dans les combats contre le Fatah et les Forces de Sécurité régulières de l'Autorité Palestinienne, des dernières semaines, a permis au Hamas le développement de sa force militaire quasi-régulière. Outre les uniformes de ses combattants, symboles d'une armée, le nombre grandissants de combattants et leurs sentiments de puissance l'ont poussé à prendre ses quartiers en des endroits bien définis, des bases fixes où hommes et munitions et matériel sont réunis.


Cibles aisées pour le renseignement israélien et l'aviation de Tsahal!
Ainsi les bases du Hamas sont systématiquement détruites, avec tout le précieux matériel, chèrement infiltré à Gaza par les fameux tunnels creusés entre l'Egypte et Gaza. Le faible nombre de victimes parmi les combattants du Hamas exprime deux choses: d'une part il semble que le Hamas ne dévoile pas les vrais chiffres, et surtout les combattants du Hamas sont en fuites et en quête de nouvelles caches. Et donc neutralisés. De même les dirigeants politiques et les organisateurs d'attentats et d'attaques sur Israël.


Ainsi quelques 18 mois après la prise du pouvoir par le Hamas et près de deux ans après le retrait de Gaza, nous sommes témoins d'un début de symétrisation du conflit et de la guerre entre Israël et les Palestiniens, symétrisation évoquées souvent sur ce site.

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 06:32

Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

  

Au cours du mois de mai 2007, les palestiniens de la bande de Gaza ont déversé de manière incessante des roquettes qassam sur la ville de Sdérot, sans jamais s'interroger sur le point de savoir si l'acte était ou non conforme aux règles de la morale humaine.

Pour les palestiniens, les tirs de roquettes apparaissent comme étant un moyen d'évincer les juifs d'une terre qu'ils considèrent leur appartenir. Il n'est dès lors pas besoin d'intellectualiser le mécanisme, un peu comme si les ressortissants de la bande de Gaza se programmaient eux même la réalisation d'un objectif unique : « chasser les juifs de Palestine ».

A cet égard, l'envoi de roquettes « qassam » sur l'Etat hébreu présente de nombreux avantages : outre l'utilité en terme de dégâts matériels et humains, le mot même de « qassam » structure mentalement et psychologiquement les palestiniens au regard de l'objectif.

Tout d'abord, le nom de « qassam » est emprunté au Cheikh « Izz al Din al qassam » né en Syrie en 1882 qui a oeuvré, dans la première moitié du 20ème siècle, à l'avènement d'un Etat islamique en Palestine au moyen du Jihad. Le Cheikh « Izz al Din al qassam » a lutté contre l'autorité mandataire Britannique qui avait marqué son accord pour la mise en place d'un Foyer National Juif en Palestine et est devenu un martyr après son décès survenu en novembre 1935 lors d'un combat contre l'armée britannique.

La disparition de cette figure de la résistance palestinienne a conduit au déclenchement d'une grève générale pour stopper l'immigration sioniste et la vente de terre aux juifs et aujourd'hui, l'article 7 de la Charte du Hamas (qui reprend les fondements historiques du mouvement) rappelle que le Hamas « est un maillon de la chaîne de la lutte contre l'envahisseur sioniste qui remonte à l'émergence du martyr d'Ezzedine El Qassam ».

Ainsi, dans l'esprit des palestiniens, l'emploi du mot « qassam » est un moyen de se souvenir de ce fondateur de la résistance palestinienne.

En outre, et toujours en l'honneur de ce résistant palestinien, le nom de « Brigades Izz al Din al Qassam » a été donné à la branche armée du Hamas chargée de mener des actions contre Israël, à l'origine de nombreux attentats anti-israéliens tel celui perpétré le 15 mai 2002 à quelques mètres de la résidence d'Ariel Sharon, destiné à montrer la capacité du Hamas de frapper durement Israël y compris à proximité du domicile des dirigeants et « faire de l'horreur, le pain quotidien des israéliens ». Ce sont encore les Brigades al Qassam qui ont revendiqué l'attentat suicide en juin 2003 à Jérusalem ouest faisant 17 victimes.

Or, c'est précisément l'un des chefs des brigades « al qassam », en l' occurrence Salah Sahade, qui a mis au point les missiles portant le nom de « qassam ».

Ce dernier a été tué le 29 mai 2002 par un raid de l'armée israélienne à Gaza mais une fois encore, le mot « qassam » symbolise la résistance palestinienne, immortalise les responsables du mouvement et prolonge l' action des brigades « al qassam » sur le territoire israélien.

Enfin, l'utilité majeure du mot « qassam » tient à sa résonance de type transcendantal dans l'inconscient palestinien.

Le mot « qassam » vient du mot arabe « el qassam » qui signifie « prêter serment sur l'honneur ou sur Dieu » ou encore « jurer par Dieu » c'est-à-dire promettre solennellement en prenant Dieu à témoin.

Aussi, chaque « qassam » envoyé sur Israël demeure, dans l'esprit des palestiniens, le rappel de la promesse faite à Dieu de chasser les juifs de Palestine, en parfaite conformité avec les objectifs du Hamas.

La Charte du Hamas a, en effet, adopté les règles de l'Islam pour ce qu'il en est de la foi et de l'idéologie (article 4 Charte Hamas) ou encore du mode de vie (article 5 Charte Hamas). Le mouvement a fait allégeance à Allah et à sa voie pour hisser la bannière de l'Islam sur chaque pouce de la Palestine (article 6 Charte Hamas) et affirme qu'Allah est son but, le prophète son modèle, le jihad sa route et la mort pour la cause d'Allah son plus haut souhait (Article 8 Charte Hamas). La Palestine est une terre musulmane et aucune parcelle ne peut être dilapidée ou abandonnée à un autre (article 11 Charte Hamas).

Les dirigeants israéliens doivent donc bien comprendre que La lutte contre l 'envoi de « qassam » vise bien évidemment à assurer la sécurité des habitants de Sdérot mais encore à révéler la fausseté du message religieux palestinien.

Autrement dit, la lutte contre les qassam n'est rien d'autre qu'une lutte contre la promesse que les palestiniens ont faite à Dieu de chasser les juifs de Palestine.

Si effectivement Israël remporte ce combat, la population palestinienne prendra conscience de la manipulation mentale dont elle fait l'objet et utilisera alors les tunnels creusés sous la frontière égyptienne, non pour acquérir des armes de guerres ou des matériaux nécessaires à leur fabrication mais simplement acheminer des vivres ou les moyens d'aménager un espace de paix.

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