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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 05:57
Par Dan Ephron et Mark Hosenball | Newsweek, Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Peu de choses motivent davantage les porte-parole arabes que l’opportunité de condamner Israël. Pourtant, ils ont été matés quand des avions de guerre israéliens ont volé en profondeur dans l’espace aérien syrien, plus tôt ce mois-ci. La Ligue Arabe a qualifié l’incursion d’" inacceptable ", mais la plupart des gouvernements du Moyen-Orient sont restés cois.

 

Leur absence de soutien à Damas a beaucoup à voir avec la relation étroite de la Syrie et de l’Iran, dont ils craignent la puissance montante.

Mais certains officiels et analystes israéliens le perçoivent de façon optimiste, peut-être dangereusement aussi. " Vous pouvez tirer quelque chose de cela, à savoir comment le monde arabe pourrait réagir à une attaque israélienne ou américaine contre des cibles stratégiques en Iran " déclare Yossi Alpher, ancien officiel du renseignement israélien.

Quoi que les avions israéliens aient fait en Syrie, le programme nucléaire de l’Iran - dont Téhéran proclame qu’il est pacifique - ne pouvait que peser lourd dans leur mission. " C’est un rappel tacite à l’Europe et à Washington que s’ils ne prennent pas des mesures plus dures contre l’Iran, Israël pourrait devoir le faire seul ", dit Avner Cohen, expert nucléaire et ancien membre de " l’Institut des Etats pour la Paix ". Le détails de l’opération israélienne demeurent vagues.

L’ambassadeur de Syrie aux Etats-Unis a déclaré à NEWSWEEK que les avions de guerre israéliens ont lancé des munitions dans le désert proche de Dayr az Zawr avant de fuir ; il a promis que sont pays exercerait des représailles d’une façon et au moment de son choix. " Israël ne pourra pas faire ce qu’il fait sans en payer le prix ", dit Imad Moustapha.

Mais la censure sans précédent qu’Israël à imposée sur l’opération a alimenté la spéculation sur la cible potentielle, soit une usine de missiles ou de technologie nucléaire de Corée du Nord. (Certaines sources du renseignement américain déclarent ensuite que cette dernière hypothèse est peu fiable). L’histoire de l’opération israélienne semble avoir commencé par des photos aériennes prises par un avion espion ou un satellite.

Un ancien officiel américain, sous couvert d’anonymat, a déclaré à NEWSWEEK qu’Israël a montré les images du site du Nord de la Syrie à un très petit groupe d’officiels à Washington le mois dernier, suggérant qu’il faisait partie d’un projet nucléaire en cours avec la participation de la Corée du Nord. Les " Néocons " de l’administration Bush ont depuis longtemps soutenu que Damas essayait d’acheter du matériel nucléaire et que Pyongyang, soupçonné d’avoir vendu des missiles à la Syrie et à l’Iran depuis les années 1990, pourrait être un fournisseur potentiel.

Quand la Corée du Nord a émis une condamnation inhabituellement tonitruante d’Israël la semaine dernière, des partisans de la ligne dure comme l’ancien ambassadeur des USA à l’ONU John Bolton l’ont interprété comme une preuve possible de la participation de Pyongyang dans l’affaire.

Mais les officiels actuels et anciens du renseignement des USA, sous condition d’anonymat, disent qu’ils n’ont vu aucune preuve crédible encore de liens nucléaires entre la Corée du Nord et la Syrie, que ce soit avant ou depuis l’opération israélienne. David Albright, ancien inspecteur des armements en Irak, dit que les allégations soulevées par Bolton ont conduit l’Agence Internationale de l’Energie Atomique à inspecter le petit réacteur de recherche nucléaire et d’autres sites en Syrie en 2003. Il dit que les déclarations sont " sans fondement ". Même Bolton, qui a travaillé comme sous-secrétaire au Département d’Etat en charge du contrôle des armements et de la sécurité internationale, a admis pour’ NEWSWEEK qu’alors qu’il était au gouvernement, il n’a jamais vu la preuve que la Corée du Nord partageait la technologie nucléaire avec la Syrie.

Pour Israël, l’éventualité d’un adversaire disposant de l’arme nucléaire pourrait avoir été suffisante pour justifier l’opération. Officiellement en état de guerre avec la Syrie - et l’Iran - Israël a fait serment de ne laisser aucun pays obtenir des bombes nucléaires (bien que l’on considère qu’Israël détient au moins 200 bombes nucléaires dans son installation secrète de Dimona). Au début de l’année, selon une source israélienne bien placée, le Premier Ministre Ehud Olmert a demandé au Président Bush des assurances pour que, si les sanctions économiques et politiques échouaient à conduire l’Iran à fermer ses installations nucléaires, Bush ordonnerait à l’armée des USA de les détruire avant de quitter ses fonctions présidentielles. Bush n’a pas encore donné les assurances selon la source, qui a refusé d’être citée parce qu’elle n’est pas autorisée à parler au nom du gouvernement. La source dit que les Iraniens atteindront le ’point de non retour’ dans leur programme d’enrichissement nucléaire à un moment de l’année prochaine.

Des agences de renseignement américaines, au contraire, pensent que l’Iran est encore de deux à huit ans avant de maîtriser la technologie pour fabriquer une bombe. Certains officiels préviennent qu’attaquer l’Iran plongerait les forces américaines dans une autre sale guerre et pourrait s’avérer inefficace, puisqu’on pense que les installations iraniennes sont dispersées à travers le pays et profondément enterrées sous le sol. Pourtant, du point de vue d’Israël, il pourrait bien ne jamais y avoir une Maison Blanche d’un aussi grand soutien. " Il est bien clair que si Israël doit le faire seul, il voudra le faire sous l’œil de Bush sans attendre de voir ce que sera l’attitude politique de la prochaine administration ", dit Alpher. Que les Etats arabes, et le monde, regardent ailleurs la prochaine fois, ce serait trop hypothétique.

Avec Jeffrey Bartholet à Washington

http://www.msnbc.msn.com/id/20789359 ?from=rss/site/newsweek/ ?rf=nwnewsletter

© 2007 Newsweek, Inc.

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Published by Haim - dans Syrie
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