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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 16:15

 

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
29 novembre 2007
http://fr.danielpipes.org/article/5150
Version originale anglaise: Accept Israel as the Jewish State?
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Étonnamment, la combinaison entre les bases faussées de la rencontre d'Annapolis et la mollesse du premier ministre israélien Ehud Olmert («la paix est affaire de concession») a généré quelque chose d'utile. En effet, rompant avec ses prédécesseurs, Olmert a exigé avec vigueur que ses partenaires de négociation palestiniens acceptent l'existence permanente d'Israël en tant qu'État juif, suscitant ainsi une réaction révélatrice.

Olmert annonça le 11 novembre que si les Palestiniens ne reconnaissaient pas Israël comme «un État juif», les discussions d'Annapolis seraient stoppées. «Je n'ai pas l'intention de transiger d'une quelconque manière sur la question de l'État juif. Cela constituera une condition à notre reconnaissance d'un État palestinien.»

Il confirma cette position le lendemain, qualifiant la «reconnaissance d'Israël comme un État pour le peuple juif» de «point de départ à toutes les négociations. Nous n'entamerons aucun débat avec qui que ce soit sur le fait qu'Israël est un État pour le peuple juif.» Il releva aussi que les dirigeants palestiniens doivent «avoir la volonté de faire la paix avec Israël en tant qu'État Juif».

La mise en exergue de ce point a l'avantage d'attirer l'attention sur la question centrale du conflit israélo-arabe – le sionisme, le mouvement nationaliste juif, un aspect généralement ignoré dans le brouhaha des négociations. De fait, quasiment depuis la naissance de l'État, les pourparlers se sont concentrés sur la complexité de questions secondaires telles que les frontières, la disposition des troupes, le contrôle de l'armement et des armes, les lieux sacrés, les ressources naturelles, les droits d'établissement, la représentation diplomatique et les relations étrangères.

Les dirigeants palestiniens ont répliqué rapidement et sans équivoque à l'exigence d'Olmert:

  • Le Higher Arab Monitoring Committee de Nazareth décida à l'unanimité d'appeler l'Autorité palestinienne à ne pas reconnaître Israël comme un État juif.
  • Salam Fayad, le «premier ministre» de l'Autorité palestinienne: «Israël peut se définir comme il lui plaît, mais les Palestiniens ne le reconnaîtront pas comme État juif.»
  • Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine: «Cette question n'est pas sur la table de négociation; elle est destinée à la consommation interne [israélienne].»
  • Ahmad Qurei, chef des négociateurs palestiniens: «Cette [exigence] est rejetée catégoriquement.»
  • Saeb Erekat, responsable des négociations de l'OLP: «Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais l'identité juive d'Israël. (…) Il n'existe aucun pays dans le monde où les identités religieuse et nationale sont liées de cette manière.»
 

Saeb Erekat (à gauche), responsable des négociations de l'OLP, avec Condoleezza Rice, la secrétaire d'État américaine.

   
La généralisation d'Erekat est à la fois curieuse et révélatrice. Non seulement 56 États et l'OLP appartiennent à l'Organisation de la conférence islamique, mais la plupart d'entre eux, y compris l'OLP, font de la charia (la loi islamique) leur principale ou unique source de législation. L'Arabie Saoudite exige même que tous ses sujets soient musulmans.

En outre, le lien entre la religion et la nation n'est de loin pas l'apanage des pays musulmans. Comme le relève Jeff Jacoby, du Boston Globe, la loi argentine «charge le gouvernement de soutenir la foi catholique romaine. La reine Elizabeth II est le Gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre. Dans le royaume himalayen du Bhoutan, la constitution proclame que le Bouddhisme est l'‹héritage spirituel› de la nation. La deuxième partie de la constitution grecque déclare que ‹la religion dominante en Grèce est celle de l'Église orthodoxe orientale du Christ›.»

Pourquoi, donc, ce faux refus de principe de reconnaître Israël comme un État juif? Peut-être parce que l'OLP nourrit toujours l'intention d'éliminer Israël en tant qu'État juif, justement.

Je dis bien «éliminer» et non détruire. Oui, jusqu'à présent, l'antisionisme a essentiellement revêtu une forme militaire, du «jetez les Juifs à la mer» de Gamal Abdel Nasser à l'«Israël doit être rayé de la carte» de Mahmoud Ahmadinejad. Mais la puissance des Forces de défense israéliennes a poussé l'antisionisme vers une démarche plus subtile, qui consiste à accepter un État israélien puis à en démanteler le caractère juif. Les antisionistes envisagent plusieurs moyens d'y parvenir:

Démographie. Les Palestiniens pourraient submerger la population juive d'Israël, un objectif signalé par leur exigence d'un «droit au retour» et par leur guerre des ventres.

Politique. Les citoyens arabes d'Israël rejettent toujours davantage la nature juive du pays et exigent qu'il devienne un État binational.

Terreur. Les quelque 100 attentats palestiniens hebdomadaires perpétrés entre septembre 2000 et septembre 2005 visaient à susciter le déclin économique, l'émigration et une politique d'apaisement en Israël.

Isolation. Toutes ces résolutions des Nations Unies, ces condamnations dans la presse et ces attaques sur les campus sont destinées à miner l'esprit sioniste.

La reconnaissance par les Arabes de la nature juive d'Israël doit revêtir une priorité diplomatique maximale. Les négociations devraient être stoppées et gelées jusqu'à que les Palestiniens acceptent formellement le sionisme puis mettent un terme à toutes leurs stratégies visant à éliminer Israël. D'ici-là, il n'y a rien à discuter.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 10:28

Par Caroline B. Glick

http://www.jewishworldreview.com/1107/glick113007.php3

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Cette semaine, l’administration Bush a légitimé l’antisémitisme arabe. Pour plaire aux Saoudiens et à leurs frères arabes, l’administration Bush a donné son accord pour séparer physiquement les Juifs des Arabes à la conférence d’Annapolis, d’une manière qui s’aligne sur les politiques d’apartheid du monde arabe, qui interdit aux Israéliens de poser le pied sur le sol arabe.

Evidente partout, la discrimination contre Israël reçut sa plus forte expression à la principale assemblée de la conférence d’Annapolis mardi dernier. Là, en accord avec les exigences saoudiennes, les Américains interdirent aux représentants israéliens d’entrer dans le hall par la même porte que les Arabes.

A la réunion des ministres des affaires étrangères du mercredi, la ministre Tzipi Livni interpella ses homologues arabes sur leur comportement discriminatoire. « Pourquoi personne ne veut-il me serrer la main ? Pourquoi personne ne veut-il être vu discutant avec moi ? » demanda-t-elle ostensiblement.

La ministre des affaires étrangères d’Israël humiliée ne reçut aucun soutien de son homologue américaine. La secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, qui passa son enfance dans le Sud américain ségrégationniste, a pris le parti des Arabes. Bien qu’assez polie pour remarquer qu’elle ne soutient pas le massacre des Israéliens, elle ne fit pas mystère du fait que ses vraies sympathies penchent vers les Arabes racistes.

Comme elle le formula : « Je sais ce que c’est que d’entendre que vous ne pouvez pas aller sur une route ou à travers un point de contrôle parce que vous êtes un Palestinien.
Je comprends le sentiment d’humiliation et d’impuissance ».

Les remarques de Rice montrent clairement que pour la Secrétaire d’Etat, il n’y a pas de différence entre les Israéliens essayant de se défendre eux-mêmes contre une société palestinienne jihadiste qui soutient la destruction de l’Etat juif, et des Sudistes blancs intolérants qui opprimaient les Noirs américains du fait de la couleur de leur peau. Il est vrai qu’Israël a des problèmes de sécurité, mais en ce qui concerne Rice, les Palestiniens sont les victimes innocentes. Ce sont ceux qui sont discriminés et humiliés, pas Livni, qui a été obligée – par Rice - d’entrer à la conférence par la porte de service.

L’agrément de l’administration Bush à la discrimination contre Israël n’était pas une simple cérémonie. Diplomatiquement, la conférence a été aussi préjudiciable. A Annapolis, les USA se sont joints aux Arabes pour attribuer à Israël la part du lion du blâme pour l’absence de paix entre Israël et les Palestiniens. Mais vous n’entendrez pas cela de la bouche d’Olmert, qui œuvre sans cesse à cacher ce qui est arrivé là-bas.
Olmert cache la vérité parce que sa stabilité politique repose entre les mains des partenaires ‘faucons’ de sa coalition : Yisrael Beiteinou* et le Shas*. Tous deux ont prévenu avant le sommet que si Olmert faisait la moindre concession, soit sur Jérusalem ou sur les soi-disant communautés aux avant-postes en Judée et Samarie, ils lâcheraient sa coalition et entraîneraient ainsi de nouvelles élections.

Les partis Shas et Yisrael Beiteinou ont exprimé leur satisfaction du résultat du sommet. Les deux dirigeants du Shas*, Eli Yishai d’une part, et d’Yisrael Beiteinou*, Avigdor Lieberman d’autre part, ont écarté Annapolis comme une plaisanterie pathétique, et proclamé qu’il n’y a aucune raison pour qu’ils démissionnent du gouvernement Olmert.
Mais leurs affirmations sont délibérément trompeuses.

Le fait que la déclaration conjointe d’Israël et de l’OLP n’ait fait aucune mention spécifique sur Jérusalem, et que le gouvernement n’ait pas annoncé un agenda pour détruire les soi-disant communautés aux avant-postes, et expulser des centaines de familles israéliennes qui y vivent, ne signifie pas qu’Israël n’a pas fait de concessions sur ces questions. En fait, le gouvernement Olmert a fait des concessions massives dessus.
La déclaration conjointe Israël - OLP à Annapolis contient une promesse associée «  de propager une culture de paix et de non violence ; de s’opposer au terrorisme et à sa provocation, qu’il soit commis par des Palestiniens ou des Israéliens ».

Bien qu’Olmert, Lieberman et Yishai aient négligé l’acceptation de l’équivalence morale avec les jihadistes palestiniens comme une concession rhétorique sans signification, la décision du gouvernement est pleine d’implications politiques et légales. La rencontre sans précédent de l’ambassadeur des USA Richard Jones cette semaine, avec la présidente de la Cour Suprême d’Israël Dorit Beinisch a montré clairement que les USA exigent que les Cours israéliennes interprètent le droit d’une manière préjudiciable, de façon à diaboliser les opposants israéliens à un Etat  palestinien, et à l’épuration ethnique des Juifs de Judée et de Samarie.

Leur rencontre a aussi donné le signal que les USA attendent d’Israël qu’il traite les activités de construction légales par les Juifs de Judée et de Samarie, et même dans de quartiers de Jérusalem, comme des actes criminels. Puisque le gouvernement Olmert a accepté qu’Israël est moralement indifférencié de l’Autorité palestinienne, il est difficile de prévoir qu’il empêchera la criminalisation de ses opposants politiques. Dorénavant, les Israéliens qui s’opposent aux décisions du gouvernement Olmert peuvent s’attendre à être traités comme les équivalents moraux des terroristes palestiniens.

A Annapolis, les Américains ont accepté le rôle d’unique arbitre du respect de leurs engagements, de la part des Israéliens et des Palestiniens, envers les soi-disant processus de paix et de la feuille de route. Ils se sont aussi engagés à obtenir un traité de paix complet d’ici la fin de 2008. Mais comme l’ancien médiateur américain au Moyen-Orient pendant l’administration Clinton Dennis Ross l’a admis, ces objectifs sont contradictoires. Il est impossible de s’assurer du respect palestinien et de l’obtention d’un traité de paix selon cet agenda.

Dans un article paru dans le Washington Post** après le naufrage du processus de paix d’Oslo à Camp David et le début du jihad palestinien, Ross expliquait : « Les questions prudentes concernant le respect (des engagements) ont été négligées et politisées par les Américains pour maintenir le processus de paix à flots… Chaque fois qu’il y avait un comportement, ou un incident, ou un évènement qui n’étaient pas en cohérence avec la substance du processus de paix, l’impulsion était de le rationaliser, de faire l’impasse dessus, de trouver une façon de le contourner, et de ne pas permettre de briser le processus ».

« La substance du processus de paix », pour l’administration Clinton, était de signer des accords de paix. Ce n’était pas d’assurer que les Palestiniens étaient vraiment intéressés à vivre en paix avec Israël. Quand Rice a déclaré que : « un échec n’est pas une option », dans le processus de paix à venir, elle a fait savoir clairement qu’il en est de même pour l’administration Bush aujourd’hui. Elle veut un accord. Que les Palestiniens veuillent sérieusement la paix ou non n’est pas son affaire.

Bien que rapporter le non respect palestinien de leurs engagements à combattre le terrorisme puisse causer du tort à des « progrès » rapides, accuser Israël de chipoter sur ses engagements accélèrera vraiment les choses tout du long. Alléguer le non respect israélien obligera le gouvernement Olmert malléable à faire de nouvelles concessions aux Palestiniens.

A la lumière de cela, il est clair que contrairement au traitement dédaigneux d’Yishai et Lieberman de ce qui s’est produit à Annapolis, l’acceptation par Olmert des Américains à la fois comme juges du respect et garants du « progrès », signifie qu’Israël a déjà fait des concessions massives.

Sur Jérusalem par exemple, bien qu’Yshaï ait raison de dire que Jérusalem n’est pas mentionnée spécifiquement dans la déclaration conjointe, le fait est qu’Israël a donné son accord pour négocier le statut de sa capitale en acceptant de discuter toutes les questions importantes. Puisque les Américains veulent un Etat palestinien d’ici un an et qu’ils savent que le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas ne fera aucune concession sur Jérusalem, on peut s’attendre à ce qu’ils mettent la pression sur Israël pour accepter la position palestinienne. Les milliers de Hyérosolomitains arabes qui demandent maintenant la citoyenneté israélienne sont un signal clair que les Arabes comprennent qu’Israël a déjà fait des concessions massives sur la ville.
Et Yishaï doit savoir cela.

Le statut d’arbitre du respect des Américains possède des implications profondes sur la capacité d’Israël a prendre en charge efficacement la situation de sécurité à Gaza et dans le Negev occidental. Depuis que le Hamas s’est emparé du contrôle de Gaza en juin, Abbas s’est opposé à toute offensive anti-terroriste à large échelle de Tsahal dans la zone. Abbas a proclamé – probablement avec raison – qu’une offensive israélienne terrestre à Gaza affaiblirait sa position dans la société palestinienne puisque les Palestiniens soutiennent plus les positions du Hamas que les siennes. Comme les Américains se sont engagés à renforcer Abbas, il est évident qu’ils interdiront tout plan israélien pour conduire une offensive à Gaza destinée à restaurer la sécurité dans le Negev occidental.

Et puis il y a la Judée et la Samarie. Lieberman proclame qu’il peut rester au gouvernement parce que Olmert doit déjà annoncer un agenda pour chasser les Juifs hors de leurs foyers dans les soi-disant communautés aux avant-postes. Mais ce n’est déjà plus de la responsabilité d’Olmert. Il a cédé aux Américains à Annapolis. Ils mettront en place le calendrier des expulsions, pas Olmert. Et ce ne sont pas seulement les communautés israéliennes de Judée et de Samarie qui sont désormais à risque.

En donnant au département d’Etat l’onction d’arbitre du respect israélien, le gouvernement Olmert a donné aux Américains le droit de veto sur les opérations de Tsahal en Judée et en Samarie. Comme garants du progrès du processus de paix, les Américains diront à Tsahal où il peut – ou plus précisément où il ne peut pas – dresser des contrôles routiers. Les Américains diront aux Israéliens quelle villes, grandes ou moindres, transférer au contrôle du Fatah. Ils diront aux Israéliens quelles fusils et blindés transférer aux Palestiniens, que faire des terroristes fugitifs, et quand et comment ils devront relâcher de nombreux terroristes de leurs prisons.

Véritablement, les USA ont entravé les opérations anti-terroristes en Judée et Samarie depuis maintenant des mois. Que ces efforts américains aient été dommageables à l’efficacité des opérations de Tsahal, c’est quelque chose dont la veuve d’Ido Zoldan peut attester. Après tout, Zoldan a été assassiné la semaine dernière par des terroristes du Fatah, qui devaient leur capacité de se déplacer librement à la décision d’Israël de se plier à la pression américaine, et de démanteler 24 barrages routiers, et de réfrèner ses efforts pour arrêter les chefs terroristes du Fatah.
Essentiellement, ce que nous voyons dans les machinations d’Olmert et de Livni est une répétition de la manoeuvre politique d’Ariel Sharon et de Livni dans la période qui a précédé le retrait de Gaza. Dans les deux cas, les dirigeants au sommet d’Israël s’en sont tenus à l’interprétation politique classique selon laquelle un combat retardé est un combat gagné.

En 2004, Sharon manquait de la force politique pour annoncer ouvertement qu’il allait opérer le retrait complet de Gaza et détruire toutes les communautés israéliennes de la zone. Aussi il autorisa le Likoud à tenir un referendum sur son plan de retrait et permit à Livni d’établir le projet de plan de compromis selon lequel la destruction des communautés israéliennes se tiendrait en quatre étapes, sur plusieurs mois, et que chaque étape exigerait une approbation séparée du gouvernement.

Au moment où le Likoud rejeta son plan, Sharon était assez puissant pour ignorer la volonté de son parti. Et quand le retrait eut lieu, loin de se tenir en quatre étapes, il eut lieu en quatre jours. Livni et Sharon purent ignorer leurs engagements précédents parce que quand vint le temps de payer la note, ils avaient déjà détruit leurs opposants.

Aujourd’hui, en prétendant que la déclaration conjointe d’Annapolis était un grand néant, Olmert et Livni répètent la manœuvre. Au moment où ils commenceront à chasser les Juifs de leurs foyers, ils n’auront plus besoin du Shas ou d’Yisrael Beiteinou

Lieberman et Yishai n’ont aucune obligation de quitter le gouvernement. Ils peuvent rester aussi longtemps qu’ils le voudront. Mais ils ne peuvent pas prétendre qu’en restant, ils ne sont pas totalement partenaires de la politique du gouvernement. Comme Annapolis l’a établi clairement, ces politiques comprennent la division de Jérusalem, la destruction de communautés israéliennes en Judée et Samarie, et la mise en danger de la sécurité d’Israël.

Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».

Notes du traducteur
 :

*
Yisrael Beiteinou = Droite nationaliste, et le Shas = Parti National Religieux

** Washington Post : Journal de la Gauche libérale américaine.
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 05:27

L'ANALYSE POLITIQUE
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH
 
IsraelInfo.net


Le président de l'Autorité palestinienne Mahmud Abbas continue de poser des conditions préalables à la création de l'Etat Palestinien comme le partage de Jérusalem, le retour des réfugiés, le retour aux frontières dites de « 1967 », l'arrêt de l'édification de la clôture de sécurité, la libération de milliers de prisonniers palestiniens.

Ce faisant, le Président Palestinien n'envisage pas la création d'un Etat palestinien autrement qu'en niant la souveraineté israélienne comme si finalement l'Etat de Palestine ne pouvait naître que sur les ruines de l' Etat juif.

Cette négation de l'Etat d'Israël est en réalité le principe de base de la pensée et de la philosophie palestinienne car si la souveraineté israélienne était admise du coté palestinien, Mahmud Abbas ne pourrait :

- réclamer l'installation de millions de palestiniens à l'intérieur de la ligne verte, puisque constitutive d'une ingérence dans la politique d' immigration israélienne

- revendiquer Jérusalem, capitale réunifiée de l'Etat juif,

- demander un retour aux frontières jordaniennes et égyptiennes de 1967 puisqu'il s'agirait d'une remise en cause de l'intégrité territoriale de l'Etat juif.

- chercher pas à influer sur la politique sécuritaire de l'Etat d'Israël en critiquant le mur de séparation

- remettre en cause les décisions de justice israéliennes en exigeant la libération de prisonniers.

Ainsi, le point de départ de la discussion pour l'Autorité palestinienne est celui de la négation de l'entité juive dans cette région comme postulat préalable à tout dialogue.

Naturellement, Mahmud Abbas a parfaitement compris la nécessité d'employer un discours «politiquement correct» dans les médias pour s'assurer le soutien de la communauté internationale.

Ainsi, il serait incorrect d'évoquer l'invasion de l'Etat d'Israël par les populations musulmanes de Syrie, du Liban, d'Irak, de Jordanie, de Judée Samarie ou de Gaza ; aussi, est-il préférable de lui substituer le terme de « Droit au retour des réfugiés » qui offre l'apparence d'une revendication légitime (alors que ce droit n'existe que dans l'imaginaire palestinien) alors que la technique conduit au même résultat.

De même, et pour éviter de froisser les palestiniens (dont la très grande majorité ne veut pas entendre parler de paix), il n'évoque à aucun moment les contreparties palestiniennes ni n'appellent solennellement à un arrêt des attaques palestiniennes sur le territoire israélien (qu'il ne contrôle pas). Il se contente juste de suggérer vaguement son concours pour « tenter d'enrayer les tirs ».

Naturellement, et pour laisser entendre qu'il a une entière maîtrise de la situation, le leader palestinien menace sous la forme d'un chantage : si l' Etat hébreu n'acceptait pas cette « ultime chance de paix », la région serait plongée durablement dans un bain de sang, la situation deviendrait parfaitement incontrôlable, et la responsabilité en incomberait bien évidemment à l'Etat juif.

En réalité, si Mahmud Abbas semble faire preuve de bonne volonté en soignant son image d'homme de paix, il sait que ses efforts sont vains. Ses jours au sein de l'Autorité palestinienne sont comptés car le Hamas est sur le point de prendre le contrôle de la Judée samarie.

D'ailleurs, de nombreux responsables du Fatah en ont tout à fait conscience et ont déjà choisi la fuite en opérant des investissements immobiliers en Jordanie ou en Egypte pour éviter d'avoir à répondre devant le peuple palestinien, de l'abandon des principes et autres valeurs palestiniennes.

En effet, les palestiniens sont programmés mentalement, psychologiquement et émotionnellement par les textes fondateurs de la société palestinienne pour détruire (individuellement) l'Etat juif.

Or, si un leader palestinien abandonne ces principes, il est considéré au sein de la société palestinienne comme un traître corrompu à la solde des américains qui trahit le peuple palestinien pour de vulgaires motifs pécuniaires.

Le Hamas est né en 1987 lorsque Yasser Arafat commençait à évoquer les conditions de la paix avec Israël. Désormais, le Hamas contrôle la bande de gaza et gagnera prochainement celui de la Judée Samarie si Mahmud Abbas poursuit son dialogue avec les juifs au lieu de privilégier l'éradication de l'Etat d'Israël.

En réalité, et à leur décharge, les palestiniens n'ont pas beaucoup de choix.

Consciemment ou inconsciemment, ils savent que la reconnaissance de l'Etat d 'Israël constituerait le point de départ de leur propre disparition eu égard à la remise en cause de ce qui façonne leur existence, leur raison d'être et leur obligation religieuse de faire la guerre contre les infidèles.

Il n'est donc peut-être pas nécessaire pour Ehud Olmert qu'il poursuive le sacrifice de l'Etat d'Israël pour une paix illusoire qui n'arrivera jamais.

Si les palestiniens avaient voulu être indépendants, cela fait longtemps qu' ils en auraient fait la déclaration, dans un premier temps sur la bande de Gaza où il dispose d'une administration, de moyens de subsistance et d'une population exclusivement palestinienne. Mais ils savent bien que le problème serait financier car il ne serait plus possible de demander à la communauté internationale qu'elle verse des fonds aux résidents des camps de réfugiés qui s'y trouvent sauf à faire admettre que les palestiniens sont réfugiés sur leur propre territoire.

Il ne faut pas se tromper.

Le peuple palestinien, en sa forme actuelle, n'est rien d'autre qu'un ensemble de personnes privées du droit élémentaire de vivre par leurs dirigeants, et tenu de se fondre dans une armée chargée d'anéantir Israël.

Sa durée de vie est limitée dans le temps : soit la paix est signée avec Israël et la raison d'être palestinienne disparaît, soit les palestiniens parviennent à détruire Israël et alors ils seront à nouveau engloutis au sein de la grande nation arabe.
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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 07:16

Efraim Inbar pour Jerusalem Post 
Titre original : The great American delusion


Traduction : Objectif-info

 
La conférence organisée par les États-Unis à Annapolis pour faciliter la création d'un État démocratique palestinien, libéré de la corruption et du fléau des milices, vivant en paix aux cotés d'Israël, est vouée à l'échec. L'initiative américaine repose en effet sur un certain nombre de présupposés sans fondements.

Le premier de ces présupposés est que la société palestinienne peut être réformée à l'initiative d'étrangers. Les sociétés du Moyen Orient ont déjà fait la preuve de leur capacité résistance aux tentatives des puissances occidentales de les amener à mettre de coté leurs vieilles méthodes pour régler les affaires en suspens. Il est naïf d'imaginer que les dynamiques sociales et politiques enracinées dans des traditions centenaires peuvent être facilement infléchies dans le sens voulu par des Occidentaux bien intentionnés mais présomptueux. Le président Georges W. Bush aurait du tirer cette leçon de son expérience irakienne.

Les changements des sociétés palestiniennes et moyen-orientales en général peuvent se produire exclusivement sous l'influence de facteurs internes. Et si une évolution positive de cette nature pouvait intervenir, elle serait plus probablement l'œuvre d'un autocrate que d'étrangers occidentaux aux intentions généreuses.

En outre, la capacité des Américains de modifier la politique extérieure d'acteurs internationaux même mineurs ne doit pas être surestimée. L'ancien dirigeant syrien, Hafez Assad a dit "non" au président Bill Clinton à Genève (mars 2000), et Yasser Arafat a fait comme lui à Camp David (Juillet 2000).

La seconde erreur est de croire que l'aide économique aux Palestiniens peut tempérer les différends politiques. Depuis les accords d'Oslo de septembre 1993, l'Autorité palestinienne a reçu l'aide économique par tête la plus importante du monde. Pourtant les millions d'euros qui lui ont été transférés ont été détournés ou gaspillés. Comme d'autres acteurs de la troisième guerre mondiale, l'Autorité palestinienne a habilement redirigé une fraction significative de l'aide vers des personnes qui n'avaient pas le plus grand besoin d'une assistance extérieure.

De plus, l'aide économique ne vaut que par l'aptitude de l'économie et du gouvernement bénéficiaires d'en faire un usage productif. Il est donc hypothétique que l'injection de volumes financiers croissants dans une économie palestinienne qui ne fonctionne pas donne quelque chose de bon.

La troisième erreur consiste à penser que Mahmoud Abbas puisse devenir un agent de changement et qu'il mérite pour cela le soutien de l'Occident. Le bilan de Abbas comme dirigeant est lamentable. Il n'est pas parvenu à unifier les services de sécurité comme il s'y était engagé et il n'a pas mené jusqu'au bout les promesses de lutte contre la corruption de sa campagne électorale. Peut-être que le chaos qui règne au sein de l'Autorité palestinienne s'est même accru sous sa présidence. La prise de contrôle de Gaza par le Hamas est une illustration évidente de sa faiblesse.

La quatrième erreur est d'imaginer que la société palestinienne peut-être rapidement transformée en un voisin fréquentable d'Israël et qu'un accord solide est à portée de mains. Depuis les accords d'Oslo, le système d'éducation et les média de l'Autorité palestinienne, associés à un processus spectaculaire de militarisation, ont causé des ravages dans la psychologie collective des Palestiniens. Une société hypnotisée par l'usage de la force et enflammée par le shahid (martyr) prêt à se faire exploser au milieu d'Israéliens honnis ne changera pas du jour au lendemain. De nombreux aspects de la société palestinienne se sont radicalisés : l'influence et la popularité du Hamas, toujours plus étendues, donnent une indication claire de cette tendance.

A la différence de l'Égypte et de la Jordanie où des politiques pragmatiques ont débouché sur des accords de paix avec Israël, la politique des Palestiniens n'est pas pragmatique et elle est plus extrémiste que jamais sous l'influence du Hamas et d'une jeune génération de va-t-en-guerre. Ce qu'ils veulent obtenir d'Israël est tout à fait irréaliste. Les différences entre les Israéliens et les Palestiniens sont insurmontables. Après avoir subi une campagne terroriste entamée en 2000, il est peu probable que les Israéliens ferment les yeux sur les risques d'une solution aléatoire. Les exigences palestiniennes d'un retour dans l'État juif de refugiés partis il y a 60 ans accompagnés de leur descendants, et d'un contrôle sur une partie de Jérusalem, ne sont tout simplement pas acceptables par Israël aujourd'hui.

En outre, Israël a déjà obtenu l'accord des américains pour conserver de vastes blocs d'implantation proches des lignes d'armistice de 1949, et il n'abandonnera pas la Vallée du Jourdain qui a une importance stratégique.

La cinquième erreur est de penser qu'il est possible de retirer au Hamas le contrôle de Gaza par des transactions politiques entre Palestiniens. La prise de contrôle du Hamas sur Gaza a été correctement analysée par les États-Unis comme une victoire des forces islamistes au Moyen-Orient et un élément défavorable à un rapprochement israélo-palestinien. Un Fatah conduit par Abbas ne peut pas ramener le Hamas dans le giron de l'Autorité palestinienne. Les Palestiniens de Cisjordanie sont trop faibles pour imposer leur volonté à Gaza et ils ont peu d'influence sur les politiques des gazaouis faute de contigüité territoriale.

Et en réalité, ce sont les activités anti terroristes israéliennes qui empêchent la Cisjordanie de tomber entre les mains du Hamas, et pas Mahmoud Abbas.

Les Américains n'atteindront probablement pas leurs objectifs magnanimes et le conflit israélo-palestinien continuera d'être alimenté car les Palestiniens ne parviennent pas à agir ensemble.

Je verrai bien l'Égypte et la Jordanie intervenir avec plus d'insistance dans les affaires des Palestiniens pour limiter les conséquences de la faillite de leur État. Pour Israël, le mieux à faire est de contenir le terrorisme et d'attendre patiemment des temps meilleurs.

L'auteur est professeur de sciences politiques à l'université Bar-Ilan et directeur du Centre d'Études Stratégiques Begin-Sadate (BESA)
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