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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 06:11

Yehoram Gaon  
 
     
Yehoram Gaon, le chanteur le plus populaire d’Israël depuis plus de 40 ans donnera un concert unique au profit de « Eshel Israël », les Restos du Cœur israéliens. Cette représentation exceptionnelle aura lieu le 19 mars 2007 à 20h au casino de Paris, et c’est juste avant son départ vers la France que Yehoram Gaon a accepté de répondre aux questions d’Actu J.
 
   
 
Actualité Juive : Yehoram, pouvez-vous nous en dire plus sur ce concert unique qui aura lieu dans quelques jours à Paris ?

Yehoram Gaon :
Il s’agit d’un concert caritatif entièrement au profit d’Eshel Israël, la banque alimentaire pour Israël. Cette association œuvre en faveur de personnes dans le besoin en Israël et qui n’ont même pas de quoi se nourrir. Ce concert aura lieu à Paris, et je suis à la fois très enthousiaste et très fier de pouvoir revenir chanter en France, car cela faisait plus de 15 ans que je n’y avais pas donné de concert. Vous savez, je chante fréquemment aux Etats-Unis ou en Amérique latine, mais beaucoup moins souvent en Europe, donc chaque occasion de me produire en Europe représente pour moi une belle opportunité et une grande joie.

A.J. : Lors de ce concert, projetez-vous de chanter uniquement vos standards ou le public français aura-t-il l’occasion d’entendre de nouvelles chansons ?

Y.G. :
Lorsque je chante à l’étranger, je préfère chanter les chansons que le public connaît, les chansons que les gens pourront chanter avec moi. Vous savez, lorsque je vais écouter Charles Aznavour en concert, j’ai envie d’entendre les chansons que je connais comme ‘la Mama’ ou ‘la Bohême’ par exemple. Eh bien là, c’est un peu la même chose. Lorsque je me produis en dehors d’Israël, je sais que le public attend de moi que je chante mes chansons les plus populaires pour qu’il puisse chanter avec moi. Et c’est encore plus vrai dans ce cas, puisque cela fait plus de 15 ans que je n’ai pas chanté en France. C’est la raison pour laquelle je ne chanterai pas de nouvelles chansons, et j’ai même demandé aux organisateurs du concert de m’aider à voir quelles sont les chansons que les Français préfèrent et connaissent le mieux afin que je puisse organiser mon tour de chant en fonction des attentes du public français.

A.J. : Vous êtes très impliqué dans de nombreuses associations et ONG (le Comité pour l’avancement du Ladino, la Fondation Yad Ben-Zvi, la Fondation «Adopter un soldat», l’Association pour le bien-être du soldat, l’Association pour les enfants autistes, la Fondation pour la thérapie par la musique etc.). D’où provient ce fort engagement ?

Y.G. :
Il m’est très difficile de répondre à cette question. J’imagine que cela vient du fait que je suis né à Jérusalem dans une famille très modeste. Nous n’avons jamais manqué de rien, mais je me souviens que nous étions ‘justes’ sur chaque chose. Par exemple, je me souviens que les vêtements passaient de mon frère aîné à mon autre frère, avant d’arriver à moi. Je n’ai pas le souvenir d’avoir jamais eu un vêtement neuf. J’imagine que cette situation de dénuement et de pauvreté pourrait être l’une des raisons de mon implication dans ce genre d’organisations. Et puis, j’ai été élevé dans un esprit de don et de partage. Nous partagions toujours le peu que nous avions avec les gens du quartier qui étaient encore plus démunis que nous. Mon grand-père était kabbaliste et vivait dans la vieille ville de Jérusalem. Chaque fois que nous allions lui rendre visite, il nous rappelait qu’il fallait faire preuve de générosité envers tout un chacun, y compris les mendiants. Il nous a appris à ne jamais refuser l’aumône car l’un de ces mendiants pouvait très bien être le Messie. C’est sans doute toutes ces petites choses qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui et me pousse à toujours aider ceux qui en ont besoin.

A.J. : «Touche-à-tout», vous êtes un homme doté de talents multiples. Après la chanson, la comédie, l’écriture, le cinéma, la télévision, la radio et même la politique, quelle est la prochaine étape de votre carrière ?

Y.G. :
Ma prochaine étape est de continuer à faire tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, mais en le faisant toujours mieux. C’est vrai que j’ai fait beaucoup de choses très différentes dans ma vie mais je pense qu’on peut toujours progresser. J’essaie toujours de m’améliorer un peu plus car j’estime que le jour où on arrête de vouloir faire mieux, alors on est un homme mort.

A.J. : Vous transformez en succès tout ce que vous entreprenez ; à ce titre, vous avez d’ailleurs obtenu en 2004 le très convoité «Prix d’Israël» pour l’ensemble de votre carrière et pour votre contribution à la Culture et à la Chanson israéliennes. Quel est le secret de votre réussite ?

Y.G. :
C’est sans doute le sérieux que je mets dans tout ce que je fais. J’ai également le plus grand respect pour les gens qui m’écoutent à la radio, pour les gens qui me regardent à la télévision, qui viennent à mes spectacles, ou qui lisent mes écrits. En un mot, je pense que mon secret réside dans cet immense respect que j’ai pour mon public.

A.J. : Pour finir, qu’aimeriez-vous dire à nos lecteurs ?

Y.G. :
Ils entendent et lisent probablement des articles sur notre gouvernement, sur certains membres de la Knesset, et sur toutes sortes d’histoires peu reluisantes pour notre pays. Je veux leur dire que ce pays, Israël, est plus fort que ses dirigeants. Israël est notre maison, nous n’en avons pas d’autre, et ce genre de problèmes est l’apanage de tous les pays. Je veux leur dire de ne pas être trop affectés par ce qu’ils entendent ici et là. Ce pays est le pays le plus fort au monde et le peuple israélien est constitué de gens merveilleux. Ne prêtez pas attention à ce que vous pouvez lire dans les médias car si nous sommes encore là après plus de 2000 ans, c’est que nous sommes plus forts que tout type de corruption, plus forts que nos dirigeants et plus forts que n’importe quelle menace.
 

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